La société danoise va arrêter de proposer ses services dans plusieurs contrées asiatiques et d'Europe de l'Est notamment: Thaïlande, Philippines, Malaisie, Brunei, Brésil, Chili, Israël, Estonie, République tchèque, Hongrie, Slovaquie, Slovénie et Roumanie.

La vente de ces activités, à l'horizon 2020, devrait rapporter 2,5 milliards de couronnes (335 millions d'euros), ont rapporté les médias locaux. "Nous devons concentrer notre capital et nos ressources sur les clients, les services et les régions géographiques qui peuvent vraiment bénéficier de nos investissements futurs", a justifié le directeur-général du groupe, Jeff Gravenhorst, cité dans un communiqué.

Le nombre total de travailleurs du groupe passera ainsi de 490.000 à 390.000, selon ISS, l'un des principaux employeurs en Europe. Interrogé par l'AFP, le groupe a indiqué ne pouvoir commenter les modalités des cessions engagées dont l'avenir des salariés dépend. "Ces 100.000 personnes ne perdent pas leur emploi. Ils restent employés par ISS dans les filiales qui vont être cédées", a souligné le porte-parole du groupe Rajiv Arvind.

ISS dit vouloir davantage travailler avec des clients importants, comme les grandes banques internationales. Les 13 pays où l'entreprise cessera son activité sont les moins rentables.

Pour Mikkel Emil Jensen, cette stratégie s'explique par la multiplication des acteurs sur de petits contrats de nettoyage. "Il est facile pour les nouveaux concurrents d'entrer sur ce marché. Vous prenez un sceau et une éponge et vous pouvez offrir la même chose qu'ISS", a-t-il dit à l'agence Ritzau.

La restructuration n'aura toutefois pas de conséquences en Belgique et au Luxembourg, précise ISS Belgique.