JOHAN THIJS

" Fons Wouters, l'ex-directeur d'ABB Assurances, disait à une époque où ce n'était pas d'actualité qu'il faut s'intéresser à la rentabilité des activités sous-jacentes, qu'il s'agit du seul baromètre de durabilité et qu'il n'est dès lors plus besoin d'effets compensatoires. J'applique toujours ce principe et il ne nous a jamais desservi. Un exemple ? Alors que je commençais ma carrière, nos crédits habitation n'étaient pas rentables : ils étaient avant tout un moyen d'amener de la clientèle. Ce n'était pas sain. Nous avons remédié à la situation. Depuis, nous avons transformé tout le marché belge. "
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" Fons Wouters, l'ex-directeur d'ABB Assurances, disait à une époque où ce n'était pas d'actualité qu'il faut s'intéresser à la rentabilité des activités sous-jacentes, qu'il s'agit du seul baromètre de durabilité et qu'il n'est dès lors plus besoin d'effets compensatoires. J'applique toujours ce principe et il ne nous a jamais desservi. Un exemple ? Alors que je commençais ma carrière, nos crédits habitation n'étaient pas rentables : ils étaient avant tout un moyen d'amener de la clientèle. Ce n'était pas sain. Nous avons remédié à la situation. Depuis, nous avons transformé tout le marché belge. " " Un bon dirigeant est un peu comme un décathlonien. Il faut être bon en tout, mais il n'est pas nécessaire d'être le meilleur dans tout. Un bon leader est capable d'inspirer, de motiver, de donner une direction, de prendre des décisions et de garder la tête froide dans des situations difficiles. La manière de gérer ces différents éléments dépend du contexte. En pleine crise, vers 2009, reconstruire la confiance, dynamiser et donner une direction étaient d'une importance cruciale. Ces éléments comptaient plus que les autres compétences. "" Aujourd'hui encore, il est un certain nombre de points qui sont incertains, mais la dynamique est différente de celle de 2008 et 2009. C'était alors une question de survie et la priorité était de rétablir la confiance. Aujourd'hui, ce n'est plus une question de survie, et KBC est l'un des établissements financiers les plus rentables d'Europe, ce qui ne veut pas dire que nous n'avons plus de défis à relever. Nous devons continuer à nous adapter car le comportement de la clientèle est en évolution et chacun peut aujourd'hui développer quelque chose dans son garage qui peut changer demain le visage du secteur. "" La gestion du changement était un sujet récurrent lors de nos discussions. KBC a réalisé une belle trajectoire de changement ces dernières années. Chez Altran également, nous sommes sur une trajectoire de changement importante depuis un an et demi afin de renforcer notre position de leader. Il y a toutefois des changements tellement profonds que c'est toute l'organisation qui en ressent les effets. J'ai souvent discuté avec Johan de l'intérêt de la stratégie ou de plans d'action détaillés ainsi que du fait qu'il est crucial que les collaborateurs acceptent les changements. Pour ce faire, il faut avoir la bonne culture d'entreprise. " " Je n'accordais pas suffisamment d'attention à la célébration des petites victoires. En équipe, on fête et on communique souvent quand on remporte un gros succès. Mais ceux-ci ne sont pas monnaie courante. C'est pourquoi il est aussi important que les réussites plus modestes ne passent pas inaperçues. Une petite tape sur l'épaule ou un mail peut faire l'affaire. Cela permet de dynamiser les collaborateurs, de leur donner confiance et de les motiver pour que les gros projets soient également des succès. " " J'essaie de donner un maximum d'autonomie aux collaborateurs. Ma tâche consiste à les mettre au défi et à les diriger. Un autre aspect important, selon moi, est d'avoir une culture d'entreprise ouverte. J'essaie donc de favoriser un maximum d'accessibilité, également en ce qui me concerne. De cette manière, les collaborateurs n'hésitent pas à s'adresser à moi lorsqu'un problème se pose. "Intéressé par le projet Young leaders/Inspiring mentors ? Inscrivez-vous au prochain cycle via info@lead-in.eu.