Les fournisseurs occidentaux mettent fin tour à tour à leurs exportations vers la Russie, au lendemain de l'annonce d'un embargo sur la plupart des produits agroalimentaires occidentaux décrété par le gouvernement russe. Interrogés par différents médias à la sortie des supermarchés, les Moscovites témoignent leur indifférence face à l'embargo. "Cela ne change fondamentalement rien. C'est même positif pour les agriculteurs russes. De toute façon je ne mange pas de fromage français", plaisante une acheteuse. D'autres s'interrogent toutefois sur une éventuelle flambée des prix dans le secteur agroalimentaire. "Je ne pense pas que l'embargo va toucher les aliments issus de la production de masse. Mais plutôt des produits achetés par les classes moyennes et supérieures, tels que les fromages ou les charcuteries fines. Il s'agit de gammes de produits qui n'étaient pas initialement consommées par tout un chacun. La plupart des consommateurs ne devrait pas sentir les conséquences des mesures de restriction", a estimé l'ex-ministre russe de l'Economie, Ivan, Starikov, dans une interview au quotidien Novaya Gazeta. Les autorités russes se veulent rassurantes. L'agence sanitaire russe, Rosselkhoznadzor a indiqué avoir engagé des négociations avec les représentants de plusieurs pays d'Amérique latine ainsi que des Brics (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud) afin d'accroître leurs importations de produits agroalimentaires, indique le quotidien Kommersant. Ainsi, l'Argentine devrait livrer "d'importantes quantités" de boeuf, porc, volaille, fromage, lait en poudre, poisson ainsi que des fruits et légumes, selon le porte-parole de l'agence. L'Equateur s'est dit prêt à assurer l'approvisionnement russe en produits laitiers ainsi que les produits de la mer, et plus particulièrement des crevettes, rapporte Kommersant. Le Chili pourrait doubler, voire tripler ses exportations de poisson vers la Russie, qui s'élèvent actuellement à 53.000 tonnes, et débuter des livraisons de pommes en décembre. Le Brésil devra, quant à lui, renforcer ses exportations de viande vers la Fédération de Russie. (Belga)

Les fournisseurs occidentaux mettent fin tour à tour à leurs exportations vers la Russie, au lendemain de l'annonce d'un embargo sur la plupart des produits agroalimentaires occidentaux décrété par le gouvernement russe. Interrogés par différents médias à la sortie des supermarchés, les Moscovites témoignent leur indifférence face à l'embargo. "Cela ne change fondamentalement rien. C'est même positif pour les agriculteurs russes. De toute façon je ne mange pas de fromage français", plaisante une acheteuse. D'autres s'interrogent toutefois sur une éventuelle flambée des prix dans le secteur agroalimentaire. "Je ne pense pas que l'embargo va toucher les aliments issus de la production de masse. Mais plutôt des produits achetés par les classes moyennes et supérieures, tels que les fromages ou les charcuteries fines. Il s'agit de gammes de produits qui n'étaient pas initialement consommées par tout un chacun. La plupart des consommateurs ne devrait pas sentir les conséquences des mesures de restriction", a estimé l'ex-ministre russe de l'Economie, Ivan, Starikov, dans une interview au quotidien Novaya Gazeta. Les autorités russes se veulent rassurantes. L'agence sanitaire russe, Rosselkhoznadzor a indiqué avoir engagé des négociations avec les représentants de plusieurs pays d'Amérique latine ainsi que des Brics (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud) afin d'accroître leurs importations de produits agroalimentaires, indique le quotidien Kommersant. Ainsi, l'Argentine devrait livrer "d'importantes quantités" de boeuf, porc, volaille, fromage, lait en poudre, poisson ainsi que des fruits et légumes, selon le porte-parole de l'agence. L'Equateur s'est dit prêt à assurer l'approvisionnement russe en produits laitiers ainsi que les produits de la mer, et plus particulièrement des crevettes, rapporte Kommersant. Le Chili pourrait doubler, voire tripler ses exportations de poisson vers la Russie, qui s'élèvent actuellement à 53.000 tonnes, et débuter des livraisons de pommes en décembre. Le Brésil devra, quant à lui, renforcer ses exportations de viande vers la Fédération de Russie. (Belga)