Il y a le voleur occasionnel qui "emprunte" temporairement une bicyclette pour se déplacer plus facilement. Le drogué qui trouve dans ce larcin de quoi s'offrir quelques doses. Le semi-professionnel qui hante le marchés et les brocantes. Et enfin, le professionnel qui ne dérobe que des bécanes de prix, souvent sur commande. Ensemble, ces malandrins volent chaque année quelque 100.000 bicyclettes en Belgique....

Il y a le voleur occasionnel qui "emprunte" temporairement une bicyclette pour se déplacer plus facilement. Le drogué qui trouve dans ce larcin de quoi s'offrir quelques doses. Le semi-professionnel qui hante le marchés et les brocantes. Et enfin, le professionnel qui ne dérobe que des bécanes de prix, souvent sur commande. Ensemble, ces malandrins volent chaque année quelque 100.000 bicyclettes en Belgique. Et ce, dans une impunité quasi totale: 1.500 auteurs à peine sont identifiés bon an mal an. Les vélos proposés en seconde main sont rarement identifiables, tout comme ceux abandonnés après l'un ou l'autre "emprunt". En moyenne, 3% à peine des vélos retrouvés peuvent donc être rendus à leur propriétaire. Agacé par cette situation, Johan Quataert, un officier de police à la retraite de Rijmenam (province d'Anvers) a repris du service en constituant Bikebank.be, un site web sur lequel particuliers et entreprises peuvent enregistrer gratuitement leurs bicyclettes. Cette banque de données, qui compte déjà près de 9.000 engins, a fusionné l'an dernier avec la plateforme anversoise Gevondenfiets.be (vélo trouvé). Le nombre de vélos enregistrés devrait donc rapidement augmenter. La tentation, aussi, s'accroît. La Flandre vient de lancer, dans le cadre du prochain championnat du monde de cyclisme sur route qui s'organise chez elle, le plan De Grote Versnelling (le Grand Braquet) destiné à porter de 16 à 20% la part du vélo dans les déplacements en 2025. Face à une demande en hausse, les constructeurs ont du mal à suivre et les pièces de rechange commencent à manquer. D'où le désir, parfois, de se les procurer soi-même.... S'y ajoute l'ego des propriétaires qui ne peuvent s'empêcher d'afficher leur bijou de vélo ainsi que le chemin parcouru avec celui-ci sur l'application Strava. Mais en oubliant qu'ils aident par ce geste la vie des voleurs, qui repèrent ainsi plus aisément leur adresse!