"C'est la première génération qui pense que sa situation sera moins enviable que celle de ses parents. Je peux comprendre que les jeunes manifestent. Mais je ne peux pas cautionner le soutien que leur apportent des adultes. Une ministre de l'Enseignement qui déclare que sécher les cours n'est pas un problème. Des enseignants qui participent à la manifestation comme s'il s'agissait d'une excursion scolaire, de sorte que ceux qui restent en classe passent pour les brosseurs. C'est une inversion des valeurs ou Umwertung aller Werte pour reprendre la formule de Friedrich Nietzsche. Il faut répondre avec...

"C'est la première génération qui pense que sa situation sera moins enviable que celle de ses parents. Je peux comprendre que les jeunes manifestent. Mais je ne peux pas cautionner le soutien que leur apportent des adultes. Une ministre de l'Enseignement qui déclare que sécher les cours n'est pas un problème. Des enseignants qui participent à la manifestation comme s'il s'agissait d'une excursion scolaire, de sorte que ceux qui restent en classe passent pour les brosseurs. C'est une inversion des valeurs ou Umwertung aller Werte pour reprendre la formule de Friedrich Nietzsche. Il faut répondre avec maturité aux protestations des jeunes", déclare Bart De Wever."Il est frappant de constater que toutes les mesures climatiques lancées par les médias et les académiciens partent d'un modèle de croissance négatif", dit-il. "Ils n'ont aucune idée des coûts qu'elles engendrent. C'est comme présenter un compromis de vente d'une maison sans mentionner le prix du bien. Personne n'y apposerait sa signature. Les mesures proposées coûtent des dizaines de milliards et n'ont qu'un effet marginal. En trois jours, la Chine émet autant de CO2 que la Belgique en un an. C'est insensé."Bart De Wever est persuadé que la réponse au défi climatique réside dans l'innovation. Les secteurs de la construction et de l'immobilier peuvent également y contribuer. Il renvoie au Betonstop, qui a fini par être reporté au prochain gouvernement flamand en vue d'être exécuté dans un cadre juridique plus large. "Au lieu d'un stop au béton, un nouveau béton permettrait peut-être d'apporter une meilleure réponse à ce défi", estime Bart De Wever tout en faisant référence au ciment romain qui a révolutionné l'architecture sur le plan technique. "Le gouvernement flamand a dépensé 400 millions, entre autres pour une étude sur la transformation du CO2 en marbre. L'innovation constitue une meilleure réponse au défi climatique que les prévisions apocalyptiques."La ville, ce propriétaire foncierÀ une question sur les logements à prix abordables, le bourgmestre a répondu que sa ville lance un projet pilote dans lequel le droit de superficie pour les acquéreurs n'est que de 99 ans. Les terrains restent la propriété de la ville. "Ce montage permet de réduire le prix d'un tiers", estime-t-il. "Cette formule remporte un certain succès aux Pays-Bas. Je suis curieux de voir si elle peut fonctionner en Flandre. En tant que gros propriétaire foncier, la ville peut jouer un rôle important dans l'offre de logements abordables."Quand on lui a demandé si une diminution du nombre de mètres carrés obligatoires par habitation pouvait faire baisser le prix, Bart De Wever a rétorqué que ces normes ont été instaurées pour attirer un public spécifique comme les ménages à revenu unique ou à double revenu. "Le but n'est pas de voir ces nouveaux projets achetés en totalité par des ouvriers du bâtiment d'Europe de l'Est", a-t-il répliqué. "On peut éventuellement construire plus petit, mais sans sacrifier la qualité. "Traduction : virginie·dupont·sprl