L'économie européenne "stagne de facto", après une timide croissance de 0,2% au premier trimestre, a affirmé jeudi Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, dans une interview au quotidien La Stampa.

Les "principales économies - Espagne, Italie, France, Allemagne - souffrent" des répercussions du conflit en Ukraine qui "a tout fait basculer", souligne l'Italien.

L'activité ralentit pendant que l'inflation a atteint, elle, un niveau historique de 7,4% en mars, bien au-dessus de l'objectif de 2% visé par la BCE à moyen terme.

Cela devrait pousser l'institution à relever ses taux, à l'image de ce qu'ont déjà commencé à faire ses grandes homologues.

La Fed américaine s'est même montrée plus agressive que prévu mercredi, en annonçant une hausse de ses taux directeurs d'un demi-point de pourcentage, la plus forte augmentation depuis 2000.

Mais ce contexte d'activité molle "complique les choix" des gardiens de l'euro, car "un resserrement monétaire visant à contenir l'inflation finirait par freiner une croissance déjà affaiblie", prévient M. Panetta, rangé parmi les "colombes" adeptes d'une politique monétaire soutenant l'économie.

La BCE, critiquée par certains pour son inaction, envisage de cesser au cours du troisième trimestre ses rachats nets d'actifs avant de sortir de l'ère des taux négatifs, qui ont été ses principaux soutiens de l'économie depuis 2014.

"Nous devons attendre les chiffres du deuxième trimestre pour avoir une image claire" avant d'agir, temporise M. Panetta.

Une message également porté par Philip Lane, chef économiste de la BCE, selon lequel "le calendrier pour achever ce processus de normalisation (monétaire) est intrinsèquement incertain".

"La forte incertitude quant à l'impact économique de la guerre en Ukraine, du choc énergétique et de la reprise post-pandémique" suggère qu'il est "peu probable que l'économie s'installe rapidement dans un nouvel équilibre", a mis en garde cet expert très écouté, dans un discours devant l'institut Bruegel à Bruxelles.

Ces propos tranchent avec ceux plus volontaristes de deux autres éminents membres du directoire de la BCE, soulignant les divergences d'appréciation en son sein.

"Une augmentation des taux est à mon avis possible en juillet", avait soutenu Isabel Schnabel dans une interview au quotidien Handelsblatt publiée mardi.

Les achats nets d'actifs auront une forte probabilité de s'achever dès le début du troisième trimestre, "probablement en juillet", laissant alors "le temps d'examiner les taux d'intérêt", avait déclaré fin avril la présidente de la BCE, Christine Lagarde.

Ce relèvement de taux, la premier depuis 2011, pourrait donc être décidé lors de la dernière réunion de politique monétaire avant la trêve estivale, fixée au 21 juillet.

L'économie européenne "stagne de facto", après une timide croissance de 0,2% au premier trimestre, a affirmé jeudi Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, dans une interview au quotidien La Stampa.Les "principales économies - Espagne, Italie, France, Allemagne - souffrent" des répercussions du conflit en Ukraine qui "a tout fait basculer", souligne l'Italien.L'activité ralentit pendant que l'inflation a atteint, elle, un niveau historique de 7,4% en mars, bien au-dessus de l'objectif de 2% visé par la BCE à moyen terme. Cela devrait pousser l'institution à relever ses taux, à l'image de ce qu'ont déjà commencé à faire ses grandes homologues. La Fed américaine s'est même montrée plus agressive que prévu mercredi, en annonçant une hausse de ses taux directeurs d'un demi-point de pourcentage, la plus forte augmentation depuis 2000.Mais ce contexte d'activité molle "complique les choix" des gardiens de l'euro, car "un resserrement monétaire visant à contenir l'inflation finirait par freiner une croissance déjà affaiblie", prévient M. Panetta, rangé parmi les "colombes" adeptes d'une politique monétaire soutenant l'économie.La BCE, critiquée par certains pour son inaction, envisage de cesser au cours du troisième trimestre ses rachats nets d'actifs avant de sortir de l'ère des taux négatifs, qui ont été ses principaux soutiens de l'économie depuis 2014."Nous devons attendre les chiffres du deuxième trimestre pour avoir une image claire" avant d'agir, temporise M. Panetta.Une message également porté par Philip Lane, chef économiste de la BCE, selon lequel "le calendrier pour achever ce processus de normalisation (monétaire) est intrinsèquement incertain". "La forte incertitude quant à l'impact économique de la guerre en Ukraine, du choc énergétique et de la reprise post-pandémique" suggère qu'il est "peu probable que l'économie s'installe rapidement dans un nouvel équilibre", a mis en garde cet expert très écouté, dans un discours devant l'institut Bruegel à Bruxelles.Ces propos tranchent avec ceux plus volontaristes de deux autres éminents membres du directoire de la BCE, soulignant les divergences d'appréciation en son sein."Une augmentation des taux est à mon avis possible en juillet", avait soutenu Isabel Schnabel dans une interview au quotidien Handelsblatt publiée mardi.Les achats nets d'actifs auront une forte probabilité de s'achever dès le début du troisième trimestre, "probablement en juillet", laissant alors "le temps d'examiner les taux d'intérêt", avait déclaré fin avril la présidente de la BCE, Christine Lagarde.Ce relèvement de taux, la premier depuis 2011, pourrait donc être décidé lors de la dernière réunion de politique monétaire avant la trêve estivale, fixée au 21 juillet.