Cinq jours après le raid, week-end compris, Wall Street fêtait déjà de nouveaux sommets. Les tirs de missiles iraniens sur des bases américaines ont à peine fait sourciller les investisseurs. Les tensions au Moyen-Orient sont rapidement retombées dans l'oubli et les Bourses ont repris leur chasse aux records.
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Cinq jours après le raid, week-end compris, Wall Street fêtait déjà de nouveaux sommets. Les tirs de missiles iraniens sur des bases américaines ont à peine fait sourciller les investisseurs. Les tensions au Moyen-Orient sont rapidement retombées dans l'oubli et les Bourses ont repris leur chasse aux records. On peut évidemment y voir l'influence positive des discours moins vindicatifs de Washington et de Téhéran. Mais plus généralement, force est de constater qu'une guerre n'est pas si néfaste pour les marchés mondiaux. LPL Research a ainsi compilé l'évolution de l'indice américain S&P après les 20 événements géopolitiques graves (attaque militaire, attentat majeur, grave crise diplomatique) recensés depuis l'attaque de Pearl Harbor en 1941. En moyenne, l'indice abandonne 5% en 22 jours, mais a déjà récupéré ses pertes au bout de 47 jours. Le Dow Jones a pour sa part gagné près de 50% tout au long de la Seconde Guerre mondiale. Il a aussi connu la meilleure année de son histoire en pleine Première Guerre mondiale avec un gain de 82% en 1915. Il serait tentant d'en conclure que les indices sont poussés par les valeurs de secteurs qui profitent de la guerre comme la défense. Il y a quelques années, des chercheurs du Swiss Finance Institute avaient examiné en détail l'évolution des marchés boursiers en période de guerre. Il apparaissait que la surperformance " d'un portefeuille de guerre " (industrie de la défense, etc.) est temporaire. Un " portefeuille de paix " (tourisme, etc.) affiche ainsi de meilleures performances à partir du moment où la guerre éclate.