"Nous sommes confrontés à une reprise mondiale qui reste entravée par la pandémie et son impact", résume Mme Georgieva dans un discours qu'elle doit prononcer à l'Université de Bocconi à Milan (Italie) avant les réunions d'automne du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. "Nous sommes incapables d'avancer correctement, c'est comme si nous marchions avec des pierres dans nos chaussures!"

En juillet, le Fonds avait révisé en hausse sa prévision de croissance mondiale à +6% cette année. Mais c'était avant que le variant Delta ne fasse de nouveaux ravages dans le monde.

Les Etats-Unis et la Chine, les deux premières puissances économiques, restent "les moteurs essentiels de la croissance même si leur élan ralentit", constate Mme Georgieva. Quelques économies avancées et émergentes poursuivent leur croissance "dont l'Italie et plus largement l'Europe".

En revanche, "dans de nombreux autres pays, la croissance continue de se dégrader, entravée par le faible accès aux vaccins et une réponse politique limitée, en particulier dans certains pays à bas revenus", constate-t-elle. La "divergence" dans la reprise est telle que les économies avancées vont revenir à leurs niveaux d'avant la pandémie "d'ici 2022" quand la plupart des pays émergents et en développement "mettront encore de nombreuses années à se remettre" de la crise provoquée au printemps 2020 par la pandémie de Covid-19.

Et plus la reprise prend du temps, plus l'impact à long terme sera important dans ces pays notamment en termes de pertes d'emplois, qui frappent particulièrement durement les jeunes, les femmes et les personnes travaillant au noir, déplore Mme Georgieva.

L'obstacle le plus immédiat est la "grande fracture vaccinale", dit-elle. "Trop de pays avec trop de peu d'accès aux vaccins laissent trop de personnes sans protection contre le Covid", déplore-t-elle, exhortant à augmenter "fortement" la livraison de doses.

"Nous sommes confrontés à une reprise mondiale qui reste entravée par la pandémie et son impact", résume Mme Georgieva dans un discours qu'elle doit prononcer à l'Université de Bocconi à Milan (Italie) avant les réunions d'automne du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. "Nous sommes incapables d'avancer correctement, c'est comme si nous marchions avec des pierres dans nos chaussures!" En juillet, le Fonds avait révisé en hausse sa prévision de croissance mondiale à +6% cette année. Mais c'était avant que le variant Delta ne fasse de nouveaux ravages dans le monde. Les Etats-Unis et la Chine, les deux premières puissances économiques, restent "les moteurs essentiels de la croissance même si leur élan ralentit", constate Mme Georgieva. Quelques économies avancées et émergentes poursuivent leur croissance "dont l'Italie et plus largement l'Europe". En revanche, "dans de nombreux autres pays, la croissance continue de se dégrader, entravée par le faible accès aux vaccins et une réponse politique limitée, en particulier dans certains pays à bas revenus", constate-t-elle. La "divergence" dans la reprise est telle que les économies avancées vont revenir à leurs niveaux d'avant la pandémie "d'ici 2022" quand la plupart des pays émergents et en développement "mettront encore de nombreuses années à se remettre" de la crise provoquée au printemps 2020 par la pandémie de Covid-19. Et plus la reprise prend du temps, plus l'impact à long terme sera important dans ces pays notamment en termes de pertes d'emplois, qui frappent particulièrement durement les jeunes, les femmes et les personnes travaillant au noir, déplore Mme Georgieva. L'obstacle le plus immédiat est la "grande fracture vaccinale", dit-elle. "Trop de pays avec trop de peu d'accès aux vaccins laissent trop de personnes sans protection contre le Covid", déplore-t-elle, exhortant à augmenter "fortement" la livraison de doses.