Avec plus d'un millier de bureaux dans le pays, il est inéluctable qu'une partie des agences soient amenées à mettre la clé sous la porte dans un processus de fusion mené à l'échelle locale. Ainsi, depuis le début de l'année, une centaine d'agences des deux entreprises ont déjà fermé, le plus souvent au profit d'une autre de la même région.

Selon les calculs des quotidiens, quasiment un tiers (29,5%) des agences AXA ou Crelan se trouvent à moins de 500 mètres l'une de l'autre. Elles sont même 44,9% à se situer à moins d'un kilomètre d'une autre agence du futur réseau. La moitié d'entre elles se trouvent à moins d'1,3 kilomètre d'un autre bureau, tandis que la distance moyenne entre deux agences est de 1,9 kilomètre.

Dans plusieurs communes, les agences des deux enseignes sont côte à côte, et le réseau donne bien l'impression de doublonner.

Crelan tente cependant d'envoyer des messages rassurants à l'attention de ses franchisés et de son personnel. "Si une commune dispose de deux agences et que celles-ci tournent bien et servent le client de manière adéquate, il n'y a pas de nécessité de fusionner", déclare Ortwin De Vliegher, le porte-parole de Crelan.

A noter que la question des agences est plus brûlante en Flandre qu'en Wallonie, où le réseau d'agences est beaucoup moins dense.