1. Vous venez d'introduire une demande pour cette fameuse licence bancaire auprès de la Banque nationale. Enfin, serait-on tenté de dire...

Cela fait plus d'un an que nous discutons avec la Banque nationale de Belgique (BNB). Ce travail informel nous permet à présent d'introduire une demande d'agrément en tant qu'établissement de crédit, étape indispensable pour que NewB puisse devenir une banque. Ce dépôt enclenche la période de 12 mois maximum au terme de laquelle les autorités de contrôle devront se prononcer sur l'octroi ou non d'une licence bancaire. C'est le moment de vérité pour NewB. Le dossier est toutefois suffisamment mûr aujourd'hui pour qu'il aboutisse. Nous espérons pouvoir démarrer les activités bancaires dès 2020, même si ce sont les régulateurs qui auront bien entendu le dernier mot.

2. Les autorités de contrôle sont donc maintenant convaincues de la pertinence du projet ?

Créer une banque n'est ni simple ni habituel. En 2013, le contexte n'était pas porteur et nous avons préféré modifier notre stratégie. La crise de l'euro battait son plein. Certains grands établissements bancaires étaient en difficulté. L'ancien gouverneur de la Banque nationale, Luc Coene, se montrait réticent à la création d'une nouvelle banque en Belgique. La priorité était de sauver les meubles. NewB était le dossier de trop.

Le contexte est aujourd'hui plus favorable. Le secteur bancaire en Belgique se porte nettement mieux. La BCE a donné son feu vert à la création de plusieurs banques du même genre ailleurs en Europe. On le voit aussi avec les marches pour le climat, il y a une volonté grandissante de la part du citoyen de prendre son sort en main, y compris sur le plan financier : la demande pour une finance éthique et responsable augmente de façon significative. Nous comptons désormais 51.000 coopérateurs.

3. L'idée est de collecter des dépôts pour octroyer des crédits : comme une banque classique, en somme ?

NewB a pour objectif d'être une banque locale, coopérative et éthique avec des services bancaires simples et durables. Dans un premier temps, nous proposerons un compte courant avec une carte de paiement, un compte épargne ainsi que des crédits -à court terme pour commencer- destinés à financer des projets axés sur la transition énergétique. La transparence sera totale sur ce portefeuille de crédits comme sur celui des liquidités (OLO, etc.). Nous serons par ailleurs les seuls sur le marché à prévoir une tension salariale de maximum un à cinq, pas de voitures de sociétés, et pas de rémunération variable. Bref, nous resterons fidèles à nos principes.

1. Vous venez d'introduire une demande pour cette fameuse licence bancaire auprès de la Banque nationale. Enfin, serait-on tenté de dire...Cela fait plus d'un an que nous discutons avec la Banque nationale de Belgique (BNB). Ce travail informel nous permet à présent d'introduire une demande d'agrément en tant qu'établissement de crédit, étape indispensable pour que NewB puisse devenir une banque. Ce dépôt enclenche la période de 12 mois maximum au terme de laquelle les autorités de contrôle devront se prononcer sur l'octroi ou non d'une licence bancaire. C'est le moment de vérité pour NewB. Le dossier est toutefois suffisamment mûr aujourd'hui pour qu'il aboutisse. Nous espérons pouvoir démarrer les activités bancaires dès 2020, même si ce sont les régulateurs qui auront bien entendu le dernier mot.2. Les autorités de contrôle sont donc maintenant convaincues de la pertinence du projet ?Créer une banque n'est ni simple ni habituel. En 2013, le contexte n'était pas porteur et nous avons préféré modifier notre stratégie. La crise de l'euro battait son plein. Certains grands établissements bancaires étaient en difficulté. L'ancien gouverneur de la Banque nationale, Luc Coene, se montrait réticent à la création d'une nouvelle banque en Belgique. La priorité était de sauver les meubles. NewB était le dossier de trop. Le contexte est aujourd'hui plus favorable. Le secteur bancaire en Belgique se porte nettement mieux. La BCE a donné son feu vert à la création de plusieurs banques du même genre ailleurs en Europe. On le voit aussi avec les marches pour le climat, il y a une volonté grandissante de la part du citoyen de prendre son sort en main, y compris sur le plan financier : la demande pour une finance éthique et responsable augmente de façon significative. Nous comptons désormais 51.000 coopérateurs.3. L'idée est de collecter des dépôts pour octroyer des crédits : comme une banque classique, en somme ?NewB a pour objectif d'être une banque locale, coopérative et éthique avec des services bancaires simples et durables. Dans un premier temps, nous proposerons un compte courant avec une carte de paiement, un compte épargne ainsi que des crédits -à court terme pour commencer- destinés à financer des projets axés sur la transition énergétique. La transparence sera totale sur ce portefeuille de crédits comme sur celui des liquidités (OLO, etc.). Nous serons par ailleurs les seuls sur le marché à prévoir une tension salariale de maximum un à cinq, pas de voitures de sociétés, et pas de rémunération variable. Bref, nous resterons fidèles à nos principes.