Je vous en parlais hier encore, Black Rock gère 10.000 milliards de dollars d'actifs et quand son patron américain se déplace à l'étranger, il est reçu comme une rock star auprès des chefs de gouvernements étrangers.

Sa lettre annuelle, la dernière date du 3 février dernier, est lue avec attention, car Black Rock donne ses indications aux grandes entreprises mondiales.

Bien entendu, ces entreprises sont libres de ne pas écouter les recommandations de Black Rock, mais le fonds américain est aussi libre de vendre les actions de ces sociétés qu'il détient en portefeuille. Et ça, ça peut faire mal, très mal, car les autres fonds peuvent imiter Black Rock et vendre aussi leurs actions. Comme disait Jean-Paul Belmondo dans "100.000 dollars au soleil", "quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent".

Et donc, oui, Black Rock, c'est le costaud de 130 kilos qu'il faut écouter pour éviter une beigne, et il dit quoi aux patrons ce grand gaillard ? C'est simple : que les entreprises et notamment celles cotées en Bourse vont connaitre un tremblement de terre terrible dû à la transition climatique.

Black Rock compare ce tsunami à l'entrée de la Chine au sein de l'OMC en 2001 - c'est donc pas peu dire - et il annonce clairement que son fonds, et évidemment tous les autres, ne financeront bientôt plus les activités des entreprises non décarbonées. C'est dingue de lire ça, car au moment où tout le monde parle de transition énergétique, le cours de bourse de TotalEnergies a gagné 43% sur un an, et celui d'EXXON 75%. A priori, c'est bizarre, mais en réalité, c'est même normal, dans l'expression "transition énergétique", il y a aussi le mot "transition", c'est donc juste une question de temps, mais cette transition aura lieu, ne nous leurrons pas.

Alors justement, face à ça, les grandes entreprises ne réagissent pas toutes de la même manière. Prenons le cas de Total, voilà une entreprise qui a changé de nom pour devenir TotalEnergies pour montrer ou tenter de démontrer que son activité est en train de changer, de s'élargir vers d'autres sources d'énergie plus propres.

TotalEnergies estime que la production d'électricité par exemple représentera 50% de son chiffre d'affaires d'ici 2050 contre seulement 5% aujourd'hui. En revanche, EXXON donne l'impression qu'elle avance à reculons vers la transition, car sa direction, selon mes confrères du Monde, cherche moins à sortir de l'économie du pétrole qu'à en atténuer les effets par le développement des technologies de capture du CO2 ou la mise au point de carburants synthétiques ou bio. Mais, comme dirait l'autre, lorsque vous commettez sans cesse une erreur, ce n'est plus une erreur, mais un choix !

Je vous en parlais hier encore, Black Rock gère 10.000 milliards de dollars d'actifs et quand son patron américain se déplace à l'étranger, il est reçu comme une rock star auprès des chefs de gouvernements étrangers. Sa lettre annuelle, la dernière date du 3 février dernier, est lue avec attention, car Black Rock donne ses indications aux grandes entreprises mondiales. Bien entendu, ces entreprises sont libres de ne pas écouter les recommandations de Black Rock, mais le fonds américain est aussi libre de vendre les actions de ces sociétés qu'il détient en portefeuille. Et ça, ça peut faire mal, très mal, car les autres fonds peuvent imiter Black Rock et vendre aussi leurs actions. Comme disait Jean-Paul Belmondo dans "100.000 dollars au soleil", "quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent". Et donc, oui, Black Rock, c'est le costaud de 130 kilos qu'il faut écouter pour éviter une beigne, et il dit quoi aux patrons ce grand gaillard ? C'est simple : que les entreprises et notamment celles cotées en Bourse vont connaitre un tremblement de terre terrible dû à la transition climatique. Black Rock compare ce tsunami à l'entrée de la Chine au sein de l'OMC en 2001 - c'est donc pas peu dire - et il annonce clairement que son fonds, et évidemment tous les autres, ne financeront bientôt plus les activités des entreprises non décarbonées. C'est dingue de lire ça, car au moment où tout le monde parle de transition énergétique, le cours de bourse de TotalEnergies a gagné 43% sur un an, et celui d'EXXON 75%. A priori, c'est bizarre, mais en réalité, c'est même normal, dans l'expression "transition énergétique", il y a aussi le mot "transition", c'est donc juste une question de temps, mais cette transition aura lieu, ne nous leurrons pas. Alors justement, face à ça, les grandes entreprises ne réagissent pas toutes de la même manière. Prenons le cas de Total, voilà une entreprise qui a changé de nom pour devenir TotalEnergies pour montrer ou tenter de démontrer que son activité est en train de changer, de s'élargir vers d'autres sources d'énergie plus propres. TotalEnergies estime que la production d'électricité par exemple représentera 50% de son chiffre d'affaires d'ici 2050 contre seulement 5% aujourd'hui. En revanche, EXXON donne l'impression qu'elle avance à reculons vers la transition, car sa direction, selon mes confrères du Monde, cherche moins à sortir de l'économie du pétrole qu'à en atténuer les effets par le développement des technologies de capture du CO2 ou la mise au point de carburants synthétiques ou bio. Mais, comme dirait l'autre, lorsque vous commettez sans cesse une erreur, ce n'est plus une erreur, mais un choix !