Le conseil d'administration "s'est donné comme orientation une augmentation du dividende de 5 à 6% par an au lieu de 3% par an comme annoncé précédemment", a indiqué l'entreprise dans un communiqué.

Cela doit se traduire dès la fixation du troisième acompte sur dividende au titre de l'année 2019, dont le montant proposé sera de 68 centimes d'euro par action, en hausse de 6% sur un an.

"Ces décisions traduisent la confiance du conseil dans la capacité du groupe à assurer une croissance rentable et durable dans les années à venir", explique Total.

Le groupe va "accélérer la croissance du dividende ces prochaines années afin de partager avec nos actionnaires les flux de trésorerie que nous pouvons générer", a promis le PDG Patrick Pouyanné, lors d'une journée destinée aux investisseurs à New York.

Alors que se tenait un sommet de l'ONU sur le climat dans cette même ville, il avait participé la veille avec les autres patrons du secteur à une réunion de l'Oil and Gas Climate Initiative (OGCI). Cette initiative des entreprises vise à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre alors qu'elles sont de plus en plus sous la pression des activistes mais aussi des investisseurs.

C'est "le plus gros taux de croissance des dividendes par action de toutes les majors", ont salué les analystes de Berenberg dans un note. A la Bourse de Paris, l'action Total s'est toutefois repliée de quelque 2% mardi.

Patrick Pouyanné avait été interpellé sur la question du partage de la valeur ajoutée générée par l'entreprise lors d'une audition à l'Assemblée nationale la semaine dernière.

"Les actionnaires, oui, sont partie prenante, ce qui est normal, ils sont propriétaires de cette entreprise, mais ce n'est pas eux qui reçoivent l'essentiel de la valeur ajoutée", avait répondu le PDG de Total.

"Nous avons à peu près 40 milliards de dollars par an, qu'est-ce qu'on en fait ? 40% est réinvesti dans l'entreprise, la priorité c'est d'abord le réinvestissement dans l'entreprise, 25% va vers les salariés, 20% va vers les actionnaires et 15% va vers les Etats au travers des impôts", selon lui.

Les bénéfices de Total ont dernièrement reculé sous l'effet de la volatilité des cours mais restent malgré tout confortables. Au deuxième trimestre, son bénéfice net a reculé de 26% pour atteindre 2,8 milliards de dollars.