Est-ce que cette année, c'est la fin de l'argent magique c'est-à-dire la fin des taux d'intérêt très bas qui permettaient aux Etats de s'endetter sans compter pour nous éviter une énième crise économique et sociale ? Si vous lisez d'un oeil distrait la presse économique, vous aurez vite l'impression que la messe est dite que les taux vont grimper, voire qu'ils ont déjà grimpé aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. La première réaction, c'est de se dire que c'est normal : quand l'inflation est aussi élevée qu'elle l'est aujourd'hui, les banques centrales n'ont pas d'autre choix que de remonter leurs taux d'intérêt pour casser la fièvre inflationniste. En fait, cela c'est l'apparence comme le reconnait un économiste aussi aiguisé que Patrick Artus (directeur de la recherche de Natixis).

En réalité, c'est étonnant, c'est même incroyable de le dire comme cela mais les taux d'intérêt n'augmentent pas, ils sont même en train de baisser ! En effet, ce qu'il faut regarder, ce n'est pas le taux d'intérêt nominal mais le taux d'intérêt réel c'est-à-dire le taux d'intérêt facial moins l'inflation. C'est cela le vrai coût de l'argent, le vrai loyer de l'argent. Or, qu'est-ce qu'on voit ? que l'inflation augmente beaucoup plus vite que la hausse des taux. Regardez bêtement la zone euro : l'inflation est en moyenne à 5% et le taux d'intérêt à 0,5%, donc le taux réel est de - 4,5%.

C'est monstrueux comme le dit Patrick Artus. Même aux Etats-Unis qui ont commencé à augmenter leur taux, que dit la banque centrale locale : elle dit qu'en 2024, les taux d'intérêt seront à 2,5% mais l'inflation est déjà à 7% ! Tout cela pour vous dire quoi ? qu'il ne faut pas s'arrêter aux gros titres des journaux, les taux d'intérêt ne pourront pas trop augmenter pour plusieurs raisons.

Plus que de faire mal à la Bourse, les autorités monétaires auront surtout peur de déstabiliser le marché immobilier, car les vraies crises sont d'abord des crises immobilières et non pas boursières

Ensuite, ce qui empêchera nos taux d'intérêt réels de grimper, c'est la monstruosité de notre dette publique et privée. En Europe, il n'est pas question d'augmenter trop les taux car l'Italie est terriblement endettée et ferait faillite, or, c'est la 3ème économie de la zone euro.

Enfin, troisième raison, et non des moindres, la banque centrale européenne pousse à ce qu'on réalise la transition énergétique et tous les gouvernements en Europe veulent le faire également. Or, la transition énergétique, c'est quoi ? C'est des investissements gigantesques qui se comptent en centaines de milliards d'euros et avec une rentabilité assez faible. Comment voulez-vous réussir cette transition énergétique avec des taux d'intérêt élevés ? C'est juste impossible !

Donc les économistes sérieux vous le diront, sauf accident, ce qu'il faut regarder, ce sont les taux d'intérêt réels et ceux-ci ne peuvent pas remonter. Au contraire, ils sont en train de baisser. Oubliez donc les discours habituels sur les taux d'intérêt, c'est du prêt à porter, prêt à partir !

Est-ce que cette année, c'est la fin de l'argent magique c'est-à-dire la fin des taux d'intérêt très bas qui permettaient aux Etats de s'endetter sans compter pour nous éviter une énième crise économique et sociale ? Si vous lisez d'un oeil distrait la presse économique, vous aurez vite l'impression que la messe est dite que les taux vont grimper, voire qu'ils ont déjà grimpé aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. La première réaction, c'est de se dire que c'est normal : quand l'inflation est aussi élevée qu'elle l'est aujourd'hui, les banques centrales n'ont pas d'autre choix que de remonter leurs taux d'intérêt pour casser la fièvre inflationniste. En fait, cela c'est l'apparence comme le reconnait un économiste aussi aiguisé que Patrick Artus (directeur de la recherche de Natixis). En réalité, c'est étonnant, c'est même incroyable de le dire comme cela mais les taux d'intérêt n'augmentent pas, ils sont même en train de baisser ! En effet, ce qu'il faut regarder, ce n'est pas le taux d'intérêt nominal mais le taux d'intérêt réel c'est-à-dire le taux d'intérêt facial moins l'inflation. C'est cela le vrai coût de l'argent, le vrai loyer de l'argent. Or, qu'est-ce qu'on voit ? que l'inflation augmente beaucoup plus vite que la hausse des taux. Regardez bêtement la zone euro : l'inflation est en moyenne à 5% et le taux d'intérêt à 0,5%, donc le taux réel est de - 4,5%.C'est monstrueux comme le dit Patrick Artus. Même aux Etats-Unis qui ont commencé à augmenter leur taux, que dit la banque centrale locale : elle dit qu'en 2024, les taux d'intérêt seront à 2,5% mais l'inflation est déjà à 7% ! Tout cela pour vous dire quoi ? qu'il ne faut pas s'arrêter aux gros titres des journaux, les taux d'intérêt ne pourront pas trop augmenter pour plusieurs raisons. Plus que de faire mal à la Bourse, les autorités monétaires auront surtout peur de déstabiliser le marché immobilier, car les vraies crises sont d'abord des crises immobilières et non pas boursières Ensuite, ce qui empêchera nos taux d'intérêt réels de grimper, c'est la monstruosité de notre dette publique et privée. En Europe, il n'est pas question d'augmenter trop les taux car l'Italie est terriblement endettée et ferait faillite, or, c'est la 3ème économie de la zone euro.Enfin, troisième raison, et non des moindres, la banque centrale européenne pousse à ce qu'on réalise la transition énergétique et tous les gouvernements en Europe veulent le faire également. Or, la transition énergétique, c'est quoi ? C'est des investissements gigantesques qui se comptent en centaines de milliards d'euros et avec une rentabilité assez faible. Comment voulez-vous réussir cette transition énergétique avec des taux d'intérêt élevés ? C'est juste impossible !Donc les économistes sérieux vous le diront, sauf accident, ce qu'il faut regarder, ce sont les taux d'intérêt réels et ceux-ci ne peuvent pas remonter. Au contraire, ils sont en train de baisser. Oubliez donc les discours habituels sur les taux d'intérêt, c'est du prêt à porter, prêt à partir !