En pleine guerre des talents, le recrutement est clé dans la plupart des secteurs de l'économie. La banque et l'assurance n'y échappent pas. Et certainement pas les courtiers. C'est pour aider ces derniers qu'en 2019 est née syndy, une plateforme de mise en relation entre les recruteurs du secteur et les talents. Un "Meetic" de la rencontre pro dans l'assurance, en quelque sorte. Cette idée, c'est Fabrizio Sanna qui a décidé de la concrétiser, après 20 années dans l'assurance, notamment en tant qu'area manager, dans le Hainaut. C'est là qu'il remarque une vraie problématique de recrutement chez les courtiers. "La taille d'un bureau de courtage est en mo...

En pleine guerre des talents, le recrutement est clé dans la plupart des secteurs de l'économie. La banque et l'assurance n'y échappent pas. Et certainement pas les courtiers. C'est pour aider ces derniers qu'en 2019 est née syndy, une plateforme de mise en relation entre les recruteurs du secteur et les talents. Un "Meetic" de la rencontre pro dans l'assurance, en quelque sorte. Cette idée, c'est Fabrizio Sanna qui a décidé de la concrétiser, après 20 années dans l'assurance, notamment en tant qu'area manager, dans le Hainaut. C'est là qu'il remarque une vraie problématique de recrutement chez les courtiers. "La taille d'un bureau de courtage est en moyenne de 5 à 10 personnes, glisse l'entrepreneur. Et quand les courtiers ont un besoin de recruter, cela doit aller vite. En outre, ils veulent trouver idéalement quelqu'un du secteur directement opérationnel."Son concept? Une plateforme sur laquelle les employeurs comme les candidats peuvent se rencontrer et se découvrir en... 15 minutes maximum. Les candidats peuvent s'inscrire gratuitement et encoder toutes leurs compétences assez rapidement. Quant aux recruteurs, ils peuvent créer un compte gratuit et commencer à voir les profils des candidats. "J'ai voulu inverser les choses, détaille Fabrizio Sanna. Alors qu'en faisant appel aux services du Forem, les employeurs doivent attendre les candidatures, ici, ils peuvent chercher les profils qui les intéressent sur le modèle de la rencontre amoureuse". Car les courtiers à la recherche de personnel peuvent contacter les candidats en leur mentionnant leur intérêt. Les candidats y donnent suite le cas échéant. Ces derniers peuvent, par ailleurs, également envoyer des demandes de contact aux employeurs, ce qui correspond à des candidatures spontanées. "Les employeurs peuvent collecter ces demandes et ainsi se créer une réserve de recrutement qui reste active tant qu'ils conservent leur abonnement", détaille Fabrizio Sanna.C'est que le business modèle de syndy se base, sans surprise, sur l'abonnement. Les employeurs peuvent créer un compte gratuitement mais doivent s'acquitter de forfaits mensuels compris entre 99 et 369 euros par mois pour bénéficier des fonctionnalités comme la prise de contact, la réserve de recrutement, etc. L'abonnement permet aux recruteurs un nombre illimité de recherche de C.V. et de candidatures spontanées. Et aucune commission n'est prise sur un éventuel engagement. Le défi réside dès lors essentiellement dans la récurrence de l'abonnement. Pourquoi un employeur continuerait-il à conserver un abonnement actif lorsqu'il a trouvé la perle rare? "Les bureaux de courtage grandissent de plus en plus et les grandes enseignes d'assurance délèguent également davantage vers les petites structures qui grandissent, analyse le fondateur de syndy. Résultat, les courtiers ont des besoins de plus en plus réguliers de recrutement." Pour l'instant, syndy aurait séduit 400 employeurs dont 10 à 15% disposent d'un abonnement. Quant aux candidats, ils seraient 1.500 environ à vouloir trouver leur âme soeur professionnelle via syndy.