"Au deuxième trimestre, la demande de prêts des entreprises devrait encore augmenter" après un rebond au premier trimestre et ce "pour atteindre le solde net le plus élevé depuis le début de l'enquête (trimestrielle) en 2003", détaille la Banque centrale européenne.

Cela reflète le besoin des entreprises de préserver un stock de liquidité et de garantir des besoins de paiement continus pendant la période de confinement, explique la BCE.

Cette forte demande de crédits de la part des entreprises souligne aussi "pourquoi les mesures d'assouplissement du crédit par la BCE - avec les prêts géants bon marché, dits TLTRO, le taux de dépôt négatif modulé et les assouplissements sur les garanties bancaires - sont cruciales pour le financement en cours de l'économie réelle", a twitté Frederik Ducrozet, stratégiste chez Pictet Asset Management.

Les banques attendent aussi un effet positif de l'énorme rallonge décidée par la BCE sur les rachats d'obligations sur le marché, qui doivent s'élever à près de 1.100 milliards d'euros d'ici la fin de l'année. Cela va améliorer les conditions de crédit et aura un impact positif sur les volumes de prêts, pronostiquent les établissements sondés par la banque centrale.

Les perspectives sont plus sombres côté ménages, où la BCE s'attend d'avril à juin à un "solde net fortement négatif de la demande de prêts (...) au logement" de même que pour "le crédit à la consommation".

Les mesures de confinement des populations et de fermeture des commerces, afin de lutter contre la propagation du coronavirus, jouent en défaveur de la consommation et des transactions sur le marché immobilier.

Pour les prêts au logement, la baisse de la demande sera telle qu'elle est attendue "au niveau atteint au deuxième semestre 2008, lors de l'effondrement de la banque Lehman Brothers".

"Au deuxième trimestre, la demande de prêts des entreprises devrait encore augmenter" après un rebond au premier trimestre et ce "pour atteindre le solde net le plus élevé depuis le début de l'enquête (trimestrielle) en 2003", détaille la Banque centrale européenne. Cela reflète le besoin des entreprises de préserver un stock de liquidité et de garantir des besoins de paiement continus pendant la période de confinement, explique la BCE. Cette forte demande de crédits de la part des entreprises souligne aussi "pourquoi les mesures d'assouplissement du crédit par la BCE - avec les prêts géants bon marché, dits TLTRO, le taux de dépôt négatif modulé et les assouplissements sur les garanties bancaires - sont cruciales pour le financement en cours de l'économie réelle", a twitté Frederik Ducrozet, stratégiste chez Pictet Asset Management. Les banques attendent aussi un effet positif de l'énorme rallonge décidée par la BCE sur les rachats d'obligations sur le marché, qui doivent s'élever à près de 1.100 milliards d'euros d'ici la fin de l'année. Cela va améliorer les conditions de crédit et aura un impact positif sur les volumes de prêts, pronostiquent les établissements sondés par la banque centrale. Les perspectives sont plus sombres côté ménages, où la BCE s'attend d'avril à juin à un "solde net fortement négatif de la demande de prêts (...) au logement" de même que pour "le crédit à la consommation". Les mesures de confinement des populations et de fermeture des commerces, afin de lutter contre la propagation du coronavirus, jouent en défaveur de la consommation et des transactions sur le marché immobilier. Pour les prêts au logement, la baisse de la demande sera telle qu'elle est attendue "au niveau atteint au deuxième semestre 2008, lors de l'effondrement de la banque Lehman Brothers".