La monnaie est aussi un flux. La création monétaire des banques commerciales fonctionne grâce à ce que les économistes qualifient de multiplicateur du crédit ou de ce que les Anglo-saxons désignent par l'adage "loans make déposits". L'octroi d'un prêt exige de récolter un dépôt. Ce même prêt suscitera d'autres dépôts qui entraîneront de nouveaux octrois de prêts, etc. En d'autres termes, les banques commerciales créent leur matière première, à savoir la monnaie, qui entretient elle-même son propre flux. Le multiplicateur du crédit désigne le rapport entre la variation de la masse monétaire d'une économie et la variation de la quantité de crédit octroyé par les banques commerciales. Il mesure l'effet de la création de crédit sur la masse monétaire d'une économie.

Le rôle des banques commerciales consiste d'ailleurs, de manière contre-intuitive, à accélérer la déthésaurisation de la monnaie qui leur est confiée en période de taux d'intérêt positifs. Certains économistes font une distinction entre la monnaie publique, correspondant à la monnaie émise par les banques centrales, et la monnaie privée émise par les banques commerciales. Cette distinction me semble erronée : la monnaie est toujours un bien public dont la reproduction est partiellement assurée, sous forme de flux, par les banques commerciales.

L'effet multiplicateur est un effet inhérent à l'émission de monnaie. Toute création de monnaie par les banques centrales aboutit normalement à un processus itératif de création de monnaie supplémentaire. Quel est le multiplicateur du crédit ? Le chiffre de 6-7 est souvent cité. Par ailleurs, la création de monnaie a besoin d'une communauté de banques commerciales pour fonctionner : une banque seule ne pourrait l'activer que modiquement, car sa capacité de multiplication monétaire est faible. Chaque institution contribue donc à la création monétaire, ce qui conduit certaines d'entre elles à devenir systémiques, c'est-à-dire à jouer un rôle incontournable dans la création monétaire. La faillite de banques systémiques s'assimilerait à une rupture du flux monétaire, qui aurait des effets immédiats sur l'économie réelle.

La monnaie est aussi un flux. La création monétaire des banques commerciales fonctionne grâce à ce que les économistes qualifient de multiplicateur du crédit ou de ce que les Anglo-saxons désignent par l'adage "loans make déposits". L'octroi d'un prêt exige de récolter un dépôt. Ce même prêt suscitera d'autres dépôts qui entraîneront de nouveaux octrois de prêts, etc. En d'autres termes, les banques commerciales créent leur matière première, à savoir la monnaie, qui entretient elle-même son propre flux. Le multiplicateur du crédit désigne le rapport entre la variation de la masse monétaire d'une économie et la variation de la quantité de crédit octroyé par les banques commerciales. Il mesure l'effet de la création de crédit sur la masse monétaire d'une économie.Le rôle des banques commerciales consiste d'ailleurs, de manière contre-intuitive, à accélérer la déthésaurisation de la monnaie qui leur est confiée en période de taux d'intérêt positifs. Certains économistes font une distinction entre la monnaie publique, correspondant à la monnaie émise par les banques centrales, et la monnaie privée émise par les banques commerciales. Cette distinction me semble erronée : la monnaie est toujours un bien public dont la reproduction est partiellement assurée, sous forme de flux, par les banques commerciales. L'effet multiplicateur est un effet inhérent à l'émission de monnaie. Toute création de monnaie par les banques centrales aboutit normalement à un processus itératif de création de monnaie supplémentaire. Quel est le multiplicateur du crédit ? Le chiffre de 6-7 est souvent cité. Par ailleurs, la création de monnaie a besoin d'une communauté de banques commerciales pour fonctionner : une banque seule ne pourrait l'activer que modiquement, car sa capacité de multiplication monétaire est faible. Chaque institution contribue donc à la création monétaire, ce qui conduit certaines d'entre elles à devenir systémiques, c'est-à-dire à jouer un rôle incontournable dans la création monétaire. La faillite de banques systémiques s'assimilerait à une rupture du flux monétaire, qui aurait des effets immédiats sur l'économie réelle.