"Comment les participants voient-ils les taux à court terme ? Proches de zéro mais pas négatifs dans un avenir proche", selon l'économiste Diane Swonk, de Grant Thornton.

L'économie américaine montre des signes de frémissement depuis plusieurs semaines, alors que les commerces et restaurants du pays rouvrent progressivement.

Le taux de chômage a baissé en mai, retombant à 13,3% quand les analystes le voyaient grimper à près de 20%, un niveau digne de la Grande Dépression des années 1930.

A l'issue de deux jours de réunion du Comité monétaire, le président de la Fed, Jerome Powell, "va saluer le rebond de mai, mais rester prudent", anticipe Diane Swonk, dans un Tweet.

Elle pense qu'il va également, comme il l'a fait à de nombreuses reprises, appeler l'administration Trump et le Congrès à renforcer le soutien budgétaire à l'économie: la Fed "peut prêter, pas dépenser. C'est un gros enjeu", commente-t-elle.

- Taux à zéro -

La Banque centrale américaine a mis en place depuis le début de la crise, qui a fait plus de 112.000 morts dans le pays, toute une palette de mesures, dont certaines inédites, pour permettre à l'économie de résister.

Elle a notamment, dès le mois de mars, abaissé ses taux à zéro, pour rendre le crédit moins cher et ainsi stimuler la consommation et l'investissement.

Ses prévisions sont très attendues, mais pourraient être assez vagues, relève Kathy Bostjancic, analyste pour Oxford Economics. Elle s'attend à ce qu'elle évoque simplement un fort rebond de la croissance au second semestre, après avoir touché le fond au deuxième trimestre.

Les marchés s'attendent en très grande majorité à ce que les taux restent à zéro, mais 15% des acteurs anticipent une hausse dans une fourchette de 25-50%, contre moins de 10% en fin de semaine dernière, selon l'évaluation des produits à terme de CME Group.

Le PIB a reculé de 4,8% au premier trimestre, après plus de dix années de croissance, et pourrait chuter de 20 ou 30% au deuxième.

- Risques de déflation -

Et pour conserver les taux à un niveau bas pendant plusieurs années, la Fed pourrait aussi s'engager dans le contrôle de la courbe des taux, ou plafonnement des taux d'intérêt, qui permet, via l'achat d'obligations à long terme, de maintenir des taux bas à plus long terme.

"Les risques de déflation devraient inciter la Fed à s'engager dans le contrôle de la courbe des taux d'ici la fin de l'année", selon Diane Swonk.

L'un des éléments que prennent en considération les Banques centrales pour définir leur politique monétaire est en effet l'inflation. Or les prix à la consommation sont en recul depuis mars aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis sont entrés en récession en février après 128 mois d'expansion, selon le National Bureau of Economic Research, qui fait autorité en la matière, et a même revu sa définition en raison de la brutalité du choc provoqué par la pandémie de coronavirus.

Les manifestations qui ont secoué les Etats-Unis depuis la mort le 25 mai de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc, devraient également être évoquées par le comité monétaire de la Fed.

Elles ont mis en lumière les inégalités qui touchent les Afro-Américains, et Donald Trump est critiqué de toutes parts pour sa gestion de cette crise.

"Comment les participants voient-ils les taux à court terme ? Proches de zéro mais pas négatifs dans un avenir proche", selon l'économiste Diane Swonk, de Grant Thornton.L'économie américaine montre des signes de frémissement depuis plusieurs semaines, alors que les commerces et restaurants du pays rouvrent progressivement.Le taux de chômage a baissé en mai, retombant à 13,3% quand les analystes le voyaient grimper à près de 20%, un niveau digne de la Grande Dépression des années 1930.A l'issue de deux jours de réunion du Comité monétaire, le président de la Fed, Jerome Powell, "va saluer le rebond de mai, mais rester prudent", anticipe Diane Swonk, dans un Tweet.Elle pense qu'il va également, comme il l'a fait à de nombreuses reprises, appeler l'administration Trump et le Congrès à renforcer le soutien budgétaire à l'économie: la Fed "peut prêter, pas dépenser. C'est un gros enjeu", commente-t-elle.- Taux à zéro -La Banque centrale américaine a mis en place depuis le début de la crise, qui a fait plus de 112.000 morts dans le pays, toute une palette de mesures, dont certaines inédites, pour permettre à l'économie de résister.Elle a notamment, dès le mois de mars, abaissé ses taux à zéro, pour rendre le crédit moins cher et ainsi stimuler la consommation et l'investissement.Ses prévisions sont très attendues, mais pourraient être assez vagues, relève Kathy Bostjancic, analyste pour Oxford Economics. Elle s'attend à ce qu'elle évoque simplement un fort rebond de la croissance au second semestre, après avoir touché le fond au deuxième trimestre.Les marchés s'attendent en très grande majorité à ce que les taux restent à zéro, mais 15% des acteurs anticipent une hausse dans une fourchette de 25-50%, contre moins de 10% en fin de semaine dernière, selon l'évaluation des produits à terme de CME Group.Le PIB a reculé de 4,8% au premier trimestre, après plus de dix années de croissance, et pourrait chuter de 20 ou 30% au deuxième.- Risques de déflation -Et pour conserver les taux à un niveau bas pendant plusieurs années, la Fed pourrait aussi s'engager dans le contrôle de la courbe des taux, ou plafonnement des taux d'intérêt, qui permet, via l'achat d'obligations à long terme, de maintenir des taux bas à plus long terme."Les risques de déflation devraient inciter la Fed à s'engager dans le contrôle de la courbe des taux d'ici la fin de l'année", selon Diane Swonk.L'un des éléments que prennent en considération les Banques centrales pour définir leur politique monétaire est en effet l'inflation. Or les prix à la consommation sont en recul depuis mars aux Etats-Unis. Les Etats-Unis sont entrés en récession en février après 128 mois d'expansion, selon le National Bureau of Economic Research, qui fait autorité en la matière, et a même revu sa définition en raison de la brutalité du choc provoqué par la pandémie de coronavirus.Les manifestations qui ont secoué les Etats-Unis depuis la mort le 25 mai de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc, devraient également être évoquées par le comité monétaire de la Fed.Elles ont mis en lumière les inégalités qui touchent les Afro-Américains, et Donald Trump est critiqué de toutes parts pour sa gestion de cette crise.