Pourquoi envoyer ces actions au tapis ? Il y a plusieurs explications pour justifier ce massacre - je n'ai pas d'autres mots - des actions bancaires.

Pourquoi les actions bancaires se font massacrer en Bourse

Les uns expliquent que les investisseurs ont eu peur que les banques américaines n'aient trop prêté d'argent aux sociétés actives dans le monde pétrolier, et notamment dans l'extraction du gaz et du pétrole de schiste. Or, avec un baril de pétrole à 30 dollars, tous ces puits perdent de l'argent et donc, les banques qui ont financé l'exploitation de ces puits risquent de perdre elles aussi beaucoup d'argent.

En Europe, ce sont les banques italiennes qui font peur, car elles vont très mal. Et certains se disent que de grandes banques françaises qui ont des filiales importantes là-bas risquent aussi d'être heurtées par ricochet.

Et puis, il y a aussi le cas très spécifique de la Deutsche Bank, une banque qui s'est retrouvée impliquée dans presque tous les scandales financiers, et qui n'en finit pas de provisionner ses comptes pour payer des amendes. Là encore, la Bourse a décidé de broyer du noir et a cru voir dans les difficultés de la Deutsche Bank une future faillite à la Lehman Brothers.

Bref, les explications pour justifier la débâcle des actions bancaires ne manquent pas. La plus correcte selon moi, c'est plutôt que la Bourse a redécouvert que les banques sont de simples distributeurs de produits financiers et qu'en tant que telles, elles n'ont aucune raison d'être mieux valorisées qu'un Delhaize ou un Carrefour.

Et puis, tous les investisseurs ont aussi compris qu'avec des taux d'intérêt qui vont rester durablement bas, très bas - quand ils ne sont pas négatifs - les banques ne vont plus gagner leur vie comme avant. Bref, cela va être la diète permanente !

Mais est-ce que tout cela justifie que les actions bancaires aient été à ce point massacrées ? Sans doute que non. La meilleure preuve, c'est que l'un des banquiers les plus puissants au monde, l'Américain Jamie Dimon, vient de consacrer un an de son salaire, soit 25 millions de dollars, pour acheter 500.000 actions de JP Morgan, la banque qu'il dirige et dont le cours avait baissé de 20%. La première fois qu'il a fait cela, c'était en 2008... C'est donc un signal pour dire qu'il croit en l'avenir de sa propre entreprise. Et c'est aussi un signal fort auprès de ses salariés. Et il n'est pas le seul banquier à avoir acheté des actions de sa propre banque. C'est une manière de montrer que la panique boursière actuelle est plus le résultat d'une hystérie que d'une action réfléchie. Il faut juste espérer que Jaimie Dimon ait raison, car les banques sont les poumons de nos économies...

Pourquoi envoyer ces actions au tapis ? Il y a plusieurs explications pour justifier ce massacre - je n'ai pas d'autres mots - des actions bancaires.Les uns expliquent que les investisseurs ont eu peur que les banques américaines n'aient trop prêté d'argent aux sociétés actives dans le monde pétrolier, et notamment dans l'extraction du gaz et du pétrole de schiste. Or, avec un baril de pétrole à 30 dollars, tous ces puits perdent de l'argent et donc, les banques qui ont financé l'exploitation de ces puits risquent de perdre elles aussi beaucoup d'argent.En Europe, ce sont les banques italiennes qui font peur, car elles vont très mal. Et certains se disent que de grandes banques françaises qui ont des filiales importantes là-bas risquent aussi d'être heurtées par ricochet.Et puis, il y a aussi le cas très spécifique de la Deutsche Bank, une banque qui s'est retrouvée impliquée dans presque tous les scandales financiers, et qui n'en finit pas de provisionner ses comptes pour payer des amendes. Là encore, la Bourse a décidé de broyer du noir et a cru voir dans les difficultés de la Deutsche Bank une future faillite à la Lehman Brothers.Bref, les explications pour justifier la débâcle des actions bancaires ne manquent pas. La plus correcte selon moi, c'est plutôt que la Bourse a redécouvert que les banques sont de simples distributeurs de produits financiers et qu'en tant que telles, elles n'ont aucune raison d'être mieux valorisées qu'un Delhaize ou un Carrefour.Et puis, tous les investisseurs ont aussi compris qu'avec des taux d'intérêt qui vont rester durablement bas, très bas - quand ils ne sont pas négatifs - les banques ne vont plus gagner leur vie comme avant. Bref, cela va être la diète permanente !Mais est-ce que tout cela justifie que les actions bancaires aient été à ce point massacrées ? Sans doute que non. La meilleure preuve, c'est que l'un des banquiers les plus puissants au monde, l'Américain Jamie Dimon, vient de consacrer un an de son salaire, soit 25 millions de dollars, pour acheter 500.000 actions de JP Morgan, la banque qu'il dirige et dont le cours avait baissé de 20%. La première fois qu'il a fait cela, c'était en 2008... C'est donc un signal pour dire qu'il croit en l'avenir de sa propre entreprise. Et c'est aussi un signal fort auprès de ses salariés. Et il n'est pas le seul banquier à avoir acheté des actions de sa propre banque. C'est une manière de montrer que la panique boursière actuelle est plus le résultat d'une hystérie que d'une action réfléchie. Il faut juste espérer que Jaimie Dimon ait raison, car les banques sont les poumons de nos économies...