> Lire à ce sujet notre article: Pourquoi KBC et Belfius ont les meilleures applis du monde
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TRENDS-TENDANCES. Comment accueillez-vous les résultats de cette étude? MARC RAISIÈRE. Nous sommes ravis. Etre numéro un ou numéro deux n'a pas beaucoup d'importance. Ce qui est important, c'est de voir que deux banques belges sont au sommet. C'est génial! C'est la preuve que les talents belges dont disposent KBC et Belfius sont au top. Imaginez-vous en Champion's League, avec deux équipes belges qui trustent les premières places! C'est comme si nous étions le Real Madrid et le FC Barcelone du monde des applis. Comment expliquez-vous que KBC soit cette fois-ci légèrement devant vous? Nous avons investi beaucoup de moyens humains et financiers dans trois grands projets stratégiques dont deux ne sont pas directement liés à notre app. Beats, d'abord: une toute nouvelle gamme de comptes qui comprend un volet télécom (abonnement Internet, téléphonie, TV et mobile). Mais aussi Banx, une plateforme bancaire 100% digitale développée avec Proximus qui sera mise sur le marché début octobre. Et enfin, Re=Bel, notre nouvelle plateforme d'investissement durable que nous avons lancée au début de l'été. Une nouveauté qui n'est pas passée inaperçue... Voir Sia Partners saluer ce développement dans son étude nous ravit également, en effet. C'est un segment spécifique qui s'inscrit dans un axe de développement stratégique plus large autour du private banking, du wealth management et des produits d'investissement. Le futur pour Belfius Mobile, c'est quoi? Nous allons continuer à investir en nous focalisant sur la customer centricity et pas sur les gadgets digitaux. D'autant plus que nous savons que c'est cette customer centricity qui nous distingue des autres. A cet effet, nous investissons dans l' immersive design. L'idée est de rendre l'expérience client encore plus agréable. Nos références ne sont plus dans le monde des applis bancaires mais du côté d'Instagram, etc. D'ailleurs, nous lancerons prochainement une grande campagne de positionnement. Vous verrez, début octobre (sourire). Et l'intelligence artificielle, dans tout cela? Je crois fondamentalement dans les ressources dont nous disposons et donc dans nos agents. L'intelligence artificielle est un moyen, qui peut venir en support de nos agences, mais ce n'est pas une fin en soi. Nous allons plutôt investir dans l'exploitation des data. Nous pouvons faire beaucoup mieux à ce niveau-là. C'est aussi un axe de développement stratégique pour les années à venir.