Selon Moody's, les mesures de soutien économique des autorités belges vont contribuer à limiter l'impact négatif de la crise du coronavirus. L'agence évoque une approche "proactive", avec notamment la mise sur pied de l'Economic Risk Management Group (ERMG).

Mais l'impact sur l'économie sera tout de même "considérable". Moody's s'attend à ce que le PIB réel de la Belgique recule de 4,9% en 2020. Le déficit budgétaire va augmenter jusqu'à 7,2% du PIB et la dette, qui pour la première fois en huit ans était passée sous la barre des 100% du PIB, va à nouveau repartir à 111%, estime Moody's.

L'agence craint que la dette publique ne recule pas, une fois la crise terminée. "Les faibles taux dans la zone euro devraient faciliter un remboursement de la dette, mais il faut encore attendre pour voir si cela sera suffisant pour compenser la hausse de la dette", explique l'analyste Olivier Chemla. "Et une détérioration des perspectives dans la zone euro aurait un impact négatif sur la solvabilité de la Belgique étant donné que le pays est assez connecté aux autres États membres."

La semaine passée, la Banque nationale et le Bureau du plan ont communiqué leur analyse de l'impact de la crise sanitaire, sur la base d'un scénario de sept semaines de mesures de confinement préconisées par le Conseil national de sécurité. Selon les deux institutions, le PIB réel reculerait de 8% cette année. L'impact du coronavirus sur les finances publiques ferait grimper le déficit budgétaire à 7,5% du PIB. La dette est, elle, estimée à 115% du PIB pour cette année.

Selon Moody's, les mesures de soutien économique des autorités belges vont contribuer à limiter l'impact négatif de la crise du coronavirus. L'agence évoque une approche "proactive", avec notamment la mise sur pied de l'Economic Risk Management Group (ERMG). Mais l'impact sur l'économie sera tout de même "considérable". Moody's s'attend à ce que le PIB réel de la Belgique recule de 4,9% en 2020. Le déficit budgétaire va augmenter jusqu'à 7,2% du PIB et la dette, qui pour la première fois en huit ans était passée sous la barre des 100% du PIB, va à nouveau repartir à 111%, estime Moody's. L'agence craint que la dette publique ne recule pas, une fois la crise terminée. "Les faibles taux dans la zone euro devraient faciliter un remboursement de la dette, mais il faut encore attendre pour voir si cela sera suffisant pour compenser la hausse de la dette", explique l'analyste Olivier Chemla. "Et une détérioration des perspectives dans la zone euro aurait un impact négatif sur la solvabilité de la Belgique étant donné que le pays est assez connecté aux autres États membres." La semaine passée, la Banque nationale et le Bureau du plan ont communiqué leur analyse de l'impact de la crise sanitaire, sur la base d'un scénario de sept semaines de mesures de confinement préconisées par le Conseil national de sécurité. Selon les deux institutions, le PIB réel reculerait de 8% cette année. L'impact du coronavirus sur les finances publiques ferait grimper le déficit budgétaire à 7,5% du PIB. La dette est, elle, estimée à 115% du PIB pour cette année.