Interrogé en pleine conférence de presse de politique monétaire sur les rumeurs l'envoyant à Washington, le banquier italien s'est dit "bien sûr honoré" de faire figure de candidat.

"Mais je ne suis pas disponible, donc il n'y a pas de sujet", a-t-il ajouté, alors que lui-même passera le témoin à Mme Lagarde fin octobre à la présidence de la BCE.

Les statuts du FMI rendaient très peu probable une telle nomination, bien qu'elle soit régulièrement évoquée dans la presse: il faut avoir moins de 65 ans pour prendre la présidence de l'institution, alors que Mario Draghi fêtera ses 72 ans le 3 septembre.

Après une première série de discussions conduites par Bruno Le Maire, le ministre français des Finances, chargé de mettre d'accord les pays européens sur un nom, le champ des possibles semble s'être réduit au Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, ancien président de l'Eurogroupe, et à la ministre espagnole des Finances Nadia Calviño, selon une source européenne à l'AFP.

Depuis sa création en 1944, le FMI a toujours été dirigé par un Européen tandis qu'un Américain a toujours été nommé à la tête de la Banque mondiale.

Quoique aujourd'hui contesté par les pays émergents, ce partage de rôle immuable a récemment porté David Malpass, ancien sous-secrétaire au Trésor américain, à la présidence de la Banque.