La BNB table toujours sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 2,4% en 2022, contre 1,5% l'an prochain et 2% en 2024 (1,9% estimé lors des prévisions automnales).

L'inflation devrait commencer à diminuer au cours de l'été, selon les modèles - optimistes, soit sans nouvelle sanction entre l'UE et la Russie - de la BNB, pour repasser sous les 2% en 2024 (après avoir atteint 8,2% sur l'année 2022).

Mais cette "vague d'inflation", conjuguée à l'indexation automatique des salaires - qui n'existe pas dans les principaux pays voisins - nuira indéniablement à la compétitivité des entreprises belges. "Il y aura une détérioration de la compétitivité des entreprises", confirme le gouverneur Pierre Wunsch, mais il est compliqué de savoir si cela s'avérera catastrophique car "leurs marges étaient très élevées", nuance-t-il.

Reste que ce sont les entreprises qui payeront donc la plus grosse part de ces mois d'inflation galopante, estime Geert Langenus, économiste à la BNB, car si le pouvoir d'achat des ménages souffre en 2022, l'indexation automatique des salaires aura compensé totalement ces pertes en 2023. Et Malgré leurs marges confortables, "il n'est pas sûr que toutes les entreprises ou tous les secteurs puissent se permettre des coûts horaires de 15% supérieurs aux pays voisins", relève Pierre Wunsch.

Dans le même temps, aucun soutien structurel ne peut venir des autorités, prévient-il. "Il faut absolument baisser le déficit public." Des mesures ciblées et temporaires restent possibles, "mais il n'y a pas de marge pour des mesures structurelles de compensation", selon la BNB. En 2022, le déficit atteindra 5,5% du PIB et il sera toujours de 5% en 2024, selon les prévisions. A ce stade, la Belgique "n'a pas de coussin en cas de nouveau choc"; pour assurer un peu les arrières, le gouverneur préconise une réduction du déficit de 0,6% par an.

La BNB table toujours sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 2,4% en 2022, contre 1,5% l'an prochain et 2% en 2024 (1,9% estimé lors des prévisions automnales). L'inflation devrait commencer à diminuer au cours de l'été, selon les modèles - optimistes, soit sans nouvelle sanction entre l'UE et la Russie - de la BNB, pour repasser sous les 2% en 2024 (après avoir atteint 8,2% sur l'année 2022). Mais cette "vague d'inflation", conjuguée à l'indexation automatique des salaires - qui n'existe pas dans les principaux pays voisins - nuira indéniablement à la compétitivité des entreprises belges. "Il y aura une détérioration de la compétitivité des entreprises", confirme le gouverneur Pierre Wunsch, mais il est compliqué de savoir si cela s'avérera catastrophique car "leurs marges étaient très élevées", nuance-t-il. Reste que ce sont les entreprises qui payeront donc la plus grosse part de ces mois d'inflation galopante, estime Geert Langenus, économiste à la BNB, car si le pouvoir d'achat des ménages souffre en 2022, l'indexation automatique des salaires aura compensé totalement ces pertes en 2023. Et Malgré leurs marges confortables, "il n'est pas sûr que toutes les entreprises ou tous les secteurs puissent se permettre des coûts horaires de 15% supérieurs aux pays voisins", relève Pierre Wunsch. Dans le même temps, aucun soutien structurel ne peut venir des autorités, prévient-il. "Il faut absolument baisser le déficit public." Des mesures ciblées et temporaires restent possibles, "mais il n'y a pas de marge pour des mesures structurelles de compensation", selon la BNB. En 2022, le déficit atteindra 5,5% du PIB et il sera toujours de 5% en 2024, selon les prévisions. A ce stade, la Belgique "n'a pas de coussin en cas de nouveau choc"; pour assurer un peu les arrières, le gouverneur préconise une réduction du déficit de 0,6% par an.