Le rendement belge à long terme s'établissait à -0,07% jeudi midi. Le taux à dix ans allemand chutait pour la première fois également sous les -0,4%. C'est donc plus bas que le taux de rémunération des dépôts, soit le taux directeur fixé par la Banque centrale européenne (BCE) auquel sont rémunérés les dépôts placés par les banques.

Il y a un peu plus d'un an, le taux belge à dix ans atteignait encore 1%, ce qui constituait déjà un plancher. Le niveau n'a cessé de dégringoler depuis lors, avec une forte accélération de la tendance en juin.

Les investisseurs constatent que la BCE semble prête à encore assouplir sa politique monétaire. Ils ne lorgnent pas uniquement les obligations d'Etat allemandes mais également celles, risquées, de l'Italie et de la Grèce, dont le rendement diminue partout. Les analystes s'attendent d'ailleurs à ce que le point le plus bas n'ait pas encore été atteint.

Pour les gouvernements européens, les faibles taux sont une bonne nouvelle, car cela signifie qu'ils doivent payer moins d'intérêt pour refinancer leurs dettes. L'Espagne et la France ont d'ailleurs emprunté de l'argent jeudi à des taux exceptionnellement bas.

Depuis 2007, le faible taux d'intérêt a déjà rapporté au gouvernement belge 70 milliards d'euros, a calculé jeudi De Tijd.