"La direction jongle avec les chiffres relatifs aux embauches mais ceux-ci ne correspondent pas à nos constatations", regrette Bart Torrekens, du syndicats NUOD Financiën (UNSP-Finances).

Début d'année, les syndicats avaient pu rencontrer le nouveau ministre des Finances, Alexander De Croo (Open Vld). Une discussion "constructive" avait pu avoir lieu mais il a fallu pas mal de temps avant qu'une nouvelle rencontre puisse se tenir. Une autre réunion a eu lieu début avril mais, selon les syndicats, de nouveaux problèmes ont refait surface.

Le 30 avril, le ministre, le président du comité de direction du SPF Finances et les représentants du personnel ont pu se remettre autour de la table. Le gouvernement refile toutefois "la patate chaude au président du comité de direction", estiment les syndicats.

Pour la réunion de ce mardi, les syndicats espéraient "des actions plutôt que des promesses". Ils exigent notamment un moratoire sur les réformes actuelles "tant que ces réformes n'auront pas prouvé leur utilité" et menaçaient de ne plus pouvoir garantir la paix sociale en cas d'absence de progrès.

"Cela ne s'est pas du tout déroulé comme nous le souhaitions", a résumé Bart Torrekens, à l'issue de l'entrevue. "Les points les plus importants sur les réformes sont reportés à des réunions ultérieures les 21 et 28 mai, tandis que la direction veut tout de même réaliser des changements au 1er juin au niveau de la logistique et de la douane. Il s'agit de services qui seront fusionnés et de bureaux qui seront fermés par manque de personnel. Mais pour nous, ce n'est pas une solution."

Les syndicats se disent toutefois prêts à écouter les éventuelles propositions de la direction lors des deux réunions prévues fin du mois.