Après une nouvelle ouverture en franche baisse, les places européennes ont très vite opéré un changement de tendance, un rebond jugé toutefois fragile par les analystes. Vers 12H30 GMT, Paris gagnait 1,99%, Francfort 1,73%, Milan 3,22% et Londres 0,63%.

A New York, les contrats à terme des trois principaux indices annonçaient aussi un sursaut avant l'ouverture, compris entre 0,59% pour le Nasdaq, à forte coloration technologique, et 0,72% sur le S&P 500.

Lundi, les indices boursiers s'étaient à nouveau parés de rouge par appréhension d'un embargo sur les importations russes de brut qui renchérirait encore plus les cours du pétrole.

La presse financière "rapporte que les États-Unis s'apprêteraient à mettre en place un embargo sur le pétrole russe, sans le soutien de l'Union européenne", où l'Allemagne freine des quatre fers en raison de sa dépendance aux exportations de gaz russe, note Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank.

"Les inquiétudes liées aux prix du pétrole, à l'inflation et au rythme de la croissance économique ne semblent jamais avoir été aussi élevées", constate Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance.

L'invasion russe de l'Ukraine précipite les prix de l'énergie et des matières premières à des niveaux record, ce qui contraint les acteurs de marché à réévaluer leurs perspectives pour la reprise économique post-Covid, certains mettant en garde contre une période d'inflation galopante et de ralentissement de la croissance.

Avant même le début du conflit il y a treize jours, de nombreuses ressources étaient déjà sous tension en raison de la demande générée par la reprise post-Covid.

Le pétrole continue son ascension

Le pétrole montait fortement mardi sans s'approcher pour l'instant du sommet atteint la veille dans un marché volatil, en réaction à un possible embargo américain sur le brut russe.

Vers 12H35 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai progressait de 2,93% à 126,77 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en avril gagnait 2,61% à 122,53 dollars.

La situation est la même sur les métaux. Lundi, le prix du contrat de gaz européen, mais aussi celui du blé et des métaux ont atteint des niveaux record.

Le marché londonien des métaux a suspendu mardi la cotation du nickel, dont le prix, qui avait déjà battu son record lundi en raison de craintes sur l'approvisionnement russe, a grimpé brièvement mardi matin au-dessus de 100.000 dollars la tonne.

A ce stade, les investisseurs peinent à entrevoir une issue au conflit compte-tenu des conditions préalables à tout dialogue posées par Moscou, à savoir l'acceptation par Kiev de la démilitarisation de l'Ukraine et un statut neutre pour ce pays.

Le contexte d'incertitude sur l'impact économique du conflit complique la tâche des banques centrales (surtout en zone euro) engagées dans le retrait progressif de leur soutien monétaire mis en place au début de la pandémie de Covid-19.

L'euro remontait face au dollar américain (+0,51%) à 1,0910 dollar vers 12H20 GMT.

Dans les cours, les valeurs de l'énergie et de la défense ou de armement continuaient de profiter d'un contexte qui leur est favorable.

A Paris, Thales s'arrogeait 2,83% à 118,05 euros et Safran 3,25% à 98,41 euros. TotalEnergies grimpait de 2,63% à 46,10 euros. A Londres, BP montait de 2,23%.

Shell (+0,26%) a annoncé son intention de se retirer du pétrole et du gaz russes "graduellement, pour s'aligner avec les nouvelles directives du gouvernement" britannique, en réaction à l'invasion russe de l'Ukraine.

Le secteur du voyage se remettait d'une séance douloureuse lundi: IAG maison mère de British Airways et Iberia, gagnait 7,31% à 124,74 pence, Easyjet prenait 5,94% à 466,50 pence. Air France-KLM remontait de 2,67% à 3,38 euros.

Les valeurs bancaires reprenaient aussi du poil de la bête avec +5% pour Natwest et Lloyds Banking Group à Londres, +9,88% pour Société Générale et +7,23% pour BNP Paribas, les plus fortes hausses du CAC 40.

Après une nouvelle ouverture en franche baisse, les places européennes ont très vite opéré un changement de tendance, un rebond jugé toutefois fragile par les analystes. Vers 12H30 GMT, Paris gagnait 1,99%, Francfort 1,73%, Milan 3,22% et Londres 0,63%.A New York, les contrats à terme des trois principaux indices annonçaient aussi un sursaut avant l'ouverture, compris entre 0,59% pour le Nasdaq, à forte coloration technologique, et 0,72% sur le S&P 500.Lundi, les indices boursiers s'étaient à nouveau parés de rouge par appréhension d'un embargo sur les importations russes de brut qui renchérirait encore plus les cours du pétrole. La presse financière "rapporte que les États-Unis s'apprêteraient à mettre en place un embargo sur le pétrole russe, sans le soutien de l'Union européenne", où l'Allemagne freine des quatre fers en raison de sa dépendance aux exportations de gaz russe, note Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank."Les inquiétudes liées aux prix du pétrole, à l'inflation et au rythme de la croissance économique ne semblent jamais avoir été aussi élevées", constate Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance. L'invasion russe de l'Ukraine précipite les prix de l'énergie et des matières premières à des niveaux record, ce qui contraint les acteurs de marché à réévaluer leurs perspectives pour la reprise économique post-Covid, certains mettant en garde contre une période d'inflation galopante et de ralentissement de la croissance.Avant même le début du conflit il y a treize jours, de nombreuses ressources étaient déjà sous tension en raison de la demande générée par la reprise post-Covid.Le pétrole montait fortement mardi sans s'approcher pour l'instant du sommet atteint la veille dans un marché volatil, en réaction à un possible embargo américain sur le brut russe.Vers 12H35 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai progressait de 2,93% à 126,77 dollars.Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en avril gagnait 2,61% à 122,53 dollars.La situation est la même sur les métaux. Lundi, le prix du contrat de gaz européen, mais aussi celui du blé et des métaux ont atteint des niveaux record.Le marché londonien des métaux a suspendu mardi la cotation du nickel, dont le prix, qui avait déjà battu son record lundi en raison de craintes sur l'approvisionnement russe, a grimpé brièvement mardi matin au-dessus de 100.000 dollars la tonne.A ce stade, les investisseurs peinent à entrevoir une issue au conflit compte-tenu des conditions préalables à tout dialogue posées par Moscou, à savoir l'acceptation par Kiev de la démilitarisation de l'Ukraine et un statut neutre pour ce pays.Le contexte d'incertitude sur l'impact économique du conflit complique la tâche des banques centrales (surtout en zone euro) engagées dans le retrait progressif de leur soutien monétaire mis en place au début de la pandémie de Covid-19.L'euro remontait face au dollar américain (+0,51%) à 1,0910 dollar vers 12H20 GMT.Dans les cours, les valeurs de l'énergie et de la défense ou de armement continuaient de profiter d'un contexte qui leur est favorable.A Paris, Thales s'arrogeait 2,83% à 118,05 euros et Safran 3,25% à 98,41 euros. TotalEnergies grimpait de 2,63% à 46,10 euros. A Londres, BP montait de 2,23%. Shell (+0,26%) a annoncé son intention de se retirer du pétrole et du gaz russes "graduellement, pour s'aligner avec les nouvelles directives du gouvernement" britannique, en réaction à l'invasion russe de l'Ukraine.Le secteur du voyage se remettait d'une séance douloureuse lundi: IAG maison mère de British Airways et Iberia, gagnait 7,31% à 124,74 pence, Easyjet prenait 5,94% à 466,50 pence. Air France-KLM remontait de 2,67% à 3,38 euros.Les valeurs bancaires reprenaient aussi du poil de la bête avec +5% pour Natwest et Lloyds Banking Group à Londres, +9,88% pour Société Générale et +7,23% pour BNP Paribas, les plus fortes hausses du CAC 40.