Après avoir nettement rebondi mercredi, Wall Street se montrait attentiste avant les chiffres sur l'emploi prévus vendredi. Le Dow Jones cédait 0,21%, le Nasdaq grappillait 0,09%, le S&P 500 était stable (-0,05%) vers 17h55 (heure belge).

En Europe, Paris a gagné 0,64%, Francfort 0,55%, Milan 0,31%, Bruxelles 0,29% et Londres a terminé stable (+0,03%).

Consciente des risques pour la croissance, la Banque d'Angleterre a néanmoins procédé à la plus forte hausse de ses taux directeurs depuis 1995, une mesure drastique pour contrer l'inflation que la banque centrale voit désormais dépasser 13% sur un an en octobre. L'institution a dans le même temps révisé à la baisse ses prévisions de croissance au Royaume-Uni et prévoit "une contraction de la production chaque trimestre" entre les trois derniers mois de 2022 et les trois derniers de 2023.

Cela "revient à dire qu'elle s'attend à une récession longue et douloureuse tout au long de l'année 2023, et au pire ralentissement économique depuis 2008", résume Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Ces perspectives plombaient la livre, le marché obligataire et les cours du pétrole.

La devise britannique perdait 0,11% face au billet vert, à 1,2136 dollar pour une livre, et baissait de 0,56% face à l'euro à 1,1881 euro. Face au dollar, l'euro prenait lui 0,50% à 1,0218 dollar.

Du côté des taux, les rendements souverains européens baissaient. Le taux de la dette du Royaume-Uni à deux ans est même supérieur à celui de la dette à sept ans, un fait inhabituel et jugé comme annonciateur d'une récession par de nombreux experts.

Le marché du pétrole était aussi empreint de ces craintes de récession. Le pétrole WTI américain est repassé sous les 90 dollars le baril, un plus bas depuis février avant l'invasion russe de l'Ukraine.

Les investisseurs attendent désormais les chiffres de l'emploi américain, qui seront publiés vendredi, pour anticiper les prochaines actions de la Banque centrale américaine (Fed).

Après avoir nettement rebondi mercredi, Wall Street se montrait attentiste avant les chiffres sur l'emploi prévus vendredi. Le Dow Jones cédait 0,21%, le Nasdaq grappillait 0,09%, le S&P 500 était stable (-0,05%) vers 17h55 (heure belge). En Europe, Paris a gagné 0,64%, Francfort 0,55%, Milan 0,31%, Bruxelles 0,29% et Londres a terminé stable (+0,03%). Consciente des risques pour la croissance, la Banque d'Angleterre a néanmoins procédé à la plus forte hausse de ses taux directeurs depuis 1995, une mesure drastique pour contrer l'inflation que la banque centrale voit désormais dépasser 13% sur un an en octobre. L'institution a dans le même temps révisé à la baisse ses prévisions de croissance au Royaume-Uni et prévoit "une contraction de la production chaque trimestre" entre les trois derniers mois de 2022 et les trois derniers de 2023. Cela "revient à dire qu'elle s'attend à une récession longue et douloureuse tout au long de l'année 2023, et au pire ralentissement économique depuis 2008", résume Michael Hewson, analyste de CMC Markets. Ces perspectives plombaient la livre, le marché obligataire et les cours du pétrole. La devise britannique perdait 0,11% face au billet vert, à 1,2136 dollar pour une livre, et baissait de 0,56% face à l'euro à 1,1881 euro. Face au dollar, l'euro prenait lui 0,50% à 1,0218 dollar. Du côté des taux, les rendements souverains européens baissaient. Le taux de la dette du Royaume-Uni à deux ans est même supérieur à celui de la dette à sept ans, un fait inhabituel et jugé comme annonciateur d'une récession par de nombreux experts. Le marché du pétrole était aussi empreint de ces craintes de récession. Le pétrole WTI américain est repassé sous les 90 dollars le baril, un plus bas depuis février avant l'invasion russe de l'Ukraine. Les investisseurs attendent désormais les chiffres de l'emploi américain, qui seront publiés vendredi, pour anticiper les prochaines actions de la Banque centrale américaine (Fed).