Les indices européens ont clôturé dans le rouge. Francfort, Milan et Londres ont perdu plus de 3% tandis que Paris a cédé 2,39%.

A Wall Street, le Dow Jones a fini en baisse de 2,42%, plongeant sous les 30.000 points pour la première fois depuis janvier 2021, tandis que l'indice Nasdaq a cédé 4,08% et l'indice élargi S&P 500, 3,25%.

"Wall Street n'a pas mis longtemps à perdre son enthousiasme d'hier après (les annonces de la Fed), alors que d'autres banques centrales majeures deviennent également plus agressives pour mener leurs propres combats contre l'inflation", a expliqué, dans une note, Edward Moya, d'Oanda.

Après la Réserve fédérale mercredi, la Banque d'Angleterre a elle aussi relevé son taux directeur, jeudi, de même que la Banque nationale suisse, cette dernière ayant pris totalement de cours les investisseurs.

"Quand les gens réfléchissent à l'impact que pourrait avoir le mouvement simultané de toutes les banques centrales" vers un resserrement généralisé, "ils se disent: ils me restent des profits à prendre, allons-y", et se mettent à vendre, a expliqué Maris Ogg, gérante de portefeuille pour Tower Bridge Advisors.

"Avec la réduction du bilan de la Fed (entamée en juin) et les marchés qui s'attendent à une nouvelle hausse de 0,75 point de pourcentage lors de la prochaine réunion de la Fed", les opérateurs se demandent "si la Fed n'est pas en train de se fourvoyer", et d'aller trop vite et trop fort dans son resserrement monétaire, a commenté Quincy Krosby, de LPL Financial.

Après un début de séance morose, l'euro et la livre se reprenaient face au dollar, la monnaie unique gagnant 1,03% à 1,0552 dollar, tandis que la livre remontait franchement de 1,39% à 1,2350 dollar.

Sur le marché obligataire, bien que les taux d'intérêt des dettes des pays européens aient pour la plupart continué de grimper jeudi, la tension s'est légèrement relâchée par rapport au début de la semaine, notamment sur la dette italienne, après une réunion d'urgence de la Banque centrale européenne mercredi.

La BCE a chargé ses équipes "d'accélérer" la conception d'un nouvel instrument "anti-fragmentation" pour lutter contre un écartement trop important des taux entre pays du Nord et pays du Sud de la zone euro.

Le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, a estimé jeudi qu'il n'y avait "pas de raison de s'inquiéter des écarts de taux d'intérêt en Europe".

La tech encaisse

La tech, particulièrement dépendante des taux d'intérêt pour financer sa croissance, accusait le coup.

A New York, les géants technologiques ont mené le repli du marché, de Meta (-5,01%) à Apple (-3,97%), en passant par Microsoft (-2,70%) et Alphabet (-3,40%).

A Paris, STMicroelectronics a cédé 6,19% et Dassault Systèmes 2,50%. Deliveroo a lâché 6,19% à Londres.

Les valeurs énergétiques souffrent

Les valeurs du secteur énergétiques ont chuté après des nouvelles réductions de livraisons de gaz du géant russe Gazprom, dont le patron a déclaré jeudi que la société appliquerait ses propres règles avec ses produits.

A Francfort, Uniper a perdu 9,73% et Siemens Energy 3%. A Paris, Engie a reculé de 7,29% après avoir constaté une "réduction des livraisons", même si c'était sans "impact sur l'approvisionnement" des clients.

Eni, qui a annoncé que Gazprom ne livrerait jeudi que 65% des quantités réclamées, a également chuté 4,89% à Milan tandis qu'Enel a perdu de 2,81%.

Du côté, du pétrole et du bitcoin

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a gagné 1,09% à 119,81 dollars et celui du baril de WTI américain a pris 1,96% à 117,58 dollars.

Le bitcoin prenait 5,11% % à 20.754 dollars.

Les indices européens ont clôturé dans le rouge. Francfort, Milan et Londres ont perdu plus de 3% tandis que Paris a cédé 2,39%. A Wall Street, le Dow Jones a fini en baisse de 2,42%, plongeant sous les 30.000 points pour la première fois depuis janvier 2021, tandis que l'indice Nasdaq a cédé 4,08% et l'indice élargi S&P 500, 3,25%. "Wall Street n'a pas mis longtemps à perdre son enthousiasme d'hier après (les annonces de la Fed), alors que d'autres banques centrales majeures deviennent également plus agressives pour mener leurs propres combats contre l'inflation", a expliqué, dans une note, Edward Moya, d'Oanda. Après la Réserve fédérale mercredi, la Banque d'Angleterre a elle aussi relevé son taux directeur, jeudi, de même que la Banque nationale suisse, cette dernière ayant pris totalement de cours les investisseurs. "Quand les gens réfléchissent à l'impact que pourrait avoir le mouvement simultané de toutes les banques centrales" vers un resserrement généralisé, "ils se disent: ils me restent des profits à prendre, allons-y", et se mettent à vendre, a expliqué Maris Ogg, gérante de portefeuille pour Tower Bridge Advisors. "Avec la réduction du bilan de la Fed (entamée en juin) et les marchés qui s'attendent à une nouvelle hausse de 0,75 point de pourcentage lors de la prochaine réunion de la Fed", les opérateurs se demandent "si la Fed n'est pas en train de se fourvoyer", et d'aller trop vite et trop fort dans son resserrement monétaire, a commenté Quincy Krosby, de LPL Financial. Après un début de séance morose, l'euro et la livre se reprenaient face au dollar, la monnaie unique gagnant 1,03% à 1,0552 dollar, tandis que la livre remontait franchement de 1,39% à 1,2350 dollar. Sur le marché obligataire, bien que les taux d'intérêt des dettes des pays européens aient pour la plupart continué de grimper jeudi, la tension s'est légèrement relâchée par rapport au début de la semaine, notamment sur la dette italienne, après une réunion d'urgence de la Banque centrale européenne mercredi. La BCE a chargé ses équipes "d'accélérer" la conception d'un nouvel instrument "anti-fragmentation" pour lutter contre un écartement trop important des taux entre pays du Nord et pays du Sud de la zone euro. Le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, a estimé jeudi qu'il n'y avait "pas de raison de s'inquiéter des écarts de taux d'intérêt en Europe". La tech, particulièrement dépendante des taux d'intérêt pour financer sa croissance, accusait le coup. A New York, les géants technologiques ont mené le repli du marché, de Meta (-5,01%) à Apple (-3,97%), en passant par Microsoft (-2,70%) et Alphabet (-3,40%). A Paris, STMicroelectronics a cédé 6,19% et Dassault Systèmes 2,50%. Deliveroo a lâché 6,19% à Londres. Les valeurs du secteur énergétiques ont chuté après des nouvelles réductions de livraisons de gaz du géant russe Gazprom, dont le patron a déclaré jeudi que la société appliquerait ses propres règles avec ses produits. A Francfort, Uniper a perdu 9,73% et Siemens Energy 3%. A Paris, Engie a reculé de 7,29% après avoir constaté une "réduction des livraisons", même si c'était sans "impact sur l'approvisionnement" des clients. Eni, qui a annoncé que Gazprom ne livrerait jeudi que 65% des quantités réclamées, a également chuté 4,89% à Milan tandis qu'Enel a perdu de 2,81%. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a gagné 1,09% à 119,81 dollars et celui du baril de WTI américain a pris 1,96% à 117,58 dollars. Le bitcoin prenait 5,11% % à 20.754 dollars.