Si 81 rachats ou prises de participations (-28%) ont été réalisés par des entreprises chinoises au premier semestre, ces transactions étaient généralement de faible ampleur, ce qui a fait fondre les investissements de 84%, de 15,3 milliards de dollars lors des six premiers mois de 2018 à 2,4 milliards de dollars.

La cause de cette forte diminution se trouve dans la guerre commerciale que se livre l'Empire du milieu et les Etats-Unis d'Amérique. De plus, une série d'entreprises chinoises très actives sur le Vieux Continent sont actuellement en train de digérer leurs acquisitions voire de les revendre.

Les investisseurs chinois feraient aussi face à une défiance croissante des Européens, comme le montre le veto du gouvernement allemand à l'arrivée du conglomérat d'État SGCC.

Dans ce contexte, les gros rachats par des entreprises chinoises se font plus rares et ces dernières se montrent plus sélectives. En 2016, les investissements chinois en Europe avaient atteint plus de 85 milliards de dollars.

EY pense toutefois que les investissements chinois ont atteint un plancher et pourraient rebondir à la faveur d'une résolution du conflit commercial entre la Chine et les USA et d'une reprise de la croissance économique.