Bravo, car les actions (et ceux et celles qui les manipulent) ont décidé de voir le monde avec des lunettes roses. C'est ce qui fait dire à l'agence d'informations financières Bloomberg que les citoyens sont de la planète Terre et les actions de la planète Vénus.

J'ai l'air de plaisanter comme cela, mais c'est la stricte vérité.

Regardons les choses en face, les Etats-Unis sortent à peine de confinement et ont déjà enregistré plus de 100.000 morts à cause de la pandémie de coronavirus : le chômage (qui n'était que de 3,5%) a quintuplé pour passer à 20%, les tensions commerciales et politiques entre la Chine et les Etats-Unis sont au plus haut, 40 millions d'Américains ont perdu leur job durant la pandémie. Et depuis quelques jours, la plupart des villes aux Etats-Unis sont en feu à cause de la mort tragique George Floyd, Afro-américain victime de la brutalité de la police locale.

Et pendant ce temps, la Bourse américaine (je parle d'elle parce que c'est elle qui donne le ton aux Bourses du monde entier) ne bronche pas ! Elle vit sur la planète Vénus pendant que nous vivons sur la planète Terre. Sinon comment expliquez-vous que, depuis le point le plus bas atteint par la bourse new yorkaise, c'est-à-dire le 23 mars dernier, les indices boursiers sont repartis à la hausse, presque sans discontinuer et certains indices sont à seulement 3%... de leur sommet historique !

Vous dites que c'est dingue et vous avez raison ! Hier, je vous parlais de la magie de la fausse monnaie, mais ici, c'est la magie des taux d'intérêt bas. Autrement dit, les investisseurs savent qu'historiquement les émeutes n'ont aucun impact sur la Bourse. Mieux encore, comme l'économie mondiale est très faible, les investisseurs savent que les taux d'intérêt vont rester très bas pendant longtemps encore. Et cela, c'est hyper bon pour la Bourse car les autres placements ne rapportent rien, et celui ou celle qui veut un peu de rendement, n'a plus d'autre choix que d'aller en Bourse ou de jouer la carte de l'immobilier.

Les boursiers, toujours poétiques, appellent cela l'effet TINA. Tina comme le prénom de la chanteuse Tina Turner, sauf que TINA est l'acronyme de "There Is No Alternative". Tina et Vénus, comme c'est magnifique, vous voyez que l'économie peut être aussi pittoresque.

Bravo, car les actions (et ceux et celles qui les manipulent) ont décidé de voir le monde avec des lunettes roses. C'est ce qui fait dire à l'agence d'informations financières Bloomberg que les citoyens sont de la planète Terre et les actions de la planète Vénus. J'ai l'air de plaisanter comme cela, mais c'est la stricte vérité.Regardons les choses en face, les Etats-Unis sortent à peine de confinement et ont déjà enregistré plus de 100.000 morts à cause de la pandémie de coronavirus : le chômage (qui n'était que de 3,5%) a quintuplé pour passer à 20%, les tensions commerciales et politiques entre la Chine et les Etats-Unis sont au plus haut, 40 millions d'Américains ont perdu leur job durant la pandémie. Et depuis quelques jours, la plupart des villes aux Etats-Unis sont en feu à cause de la mort tragique George Floyd, Afro-américain victime de la brutalité de la police locale.Et pendant ce temps, la Bourse américaine (je parle d'elle parce que c'est elle qui donne le ton aux Bourses du monde entier) ne bronche pas ! Elle vit sur la planète Vénus pendant que nous vivons sur la planète Terre. Sinon comment expliquez-vous que, depuis le point le plus bas atteint par la bourse new yorkaise, c'est-à-dire le 23 mars dernier, les indices boursiers sont repartis à la hausse, presque sans discontinuer et certains indices sont à seulement 3%... de leur sommet historique ! Vous dites que c'est dingue et vous avez raison ! Hier, je vous parlais de la magie de la fausse monnaie, mais ici, c'est la magie des taux d'intérêt bas. Autrement dit, les investisseurs savent qu'historiquement les émeutes n'ont aucun impact sur la Bourse. Mieux encore, comme l'économie mondiale est très faible, les investisseurs savent que les taux d'intérêt vont rester très bas pendant longtemps encore. Et cela, c'est hyper bon pour la Bourse car les autres placements ne rapportent rien, et celui ou celle qui veut un peu de rendement, n'a plus d'autre choix que d'aller en Bourse ou de jouer la carte de l'immobilier.Les boursiers, toujours poétiques, appellent cela l'effet TINA. Tina comme le prénom de la chanteuse Tina Turner, sauf que TINA est l'acronyme de "There Is No Alternative". Tina et Vénus, comme c'est magnifique, vous voyez que l'économie peut être aussi pittoresque.