L'enquête se focalise sur la préparation des hommes et des femmes à la retraite et il en ressort que ces dernières, en particulier celles âgées de 35 à 49 ans, semblent peu préparées. Ainsi, 56% des répondantes âgées de 35 à 49 ans ont déclaré disposer de produits d'épargne-retraite fiscalement avantageux, contre 62% des sondés du même âge.

Les femmes de cette tranche d'âge bénéficient également moins d'une pension complémentaire de la part de leur employeur, (45%, contre 54% des hommes) et d'actions, fonds, obligations ou autres produits financiers (24%, contre 35% des hommes).

Ces différences peuvent s'expliquer par le fait que les femmes disposent de moins de moyens financiers. Ainsi, 35% des répondantes âgées de 35 à 49 ans ne disposent pas de réserves d'épargne (28% des sondés du même âge) et 43% n'ont que jamais ou rarement d'argent à la fin du mois (38% des hommes).

En outre, le taux d'activité des femmes de 35-49 ans est de 77% seulement, pour 87% chez les hommes du même âge. En général, les femmes ont un taux d'activité (64%) moindre que les hommes (69%).

Cibles de la société de la consommation

"Entre 35 et 49 ans, beaucoup de femmes travaillent à temps partiel ou font une pause carrière pour s'occuper de leurs enfants, par exemple", avance également Bart Chiau, expert chez NN et professeur à la faculté d'économie de l'Université de Gand. A cet âge-là, leurs enfants entament bien souvent des études supérieures, ce qui peut aussi engendrer des frais.

"Nous constatons également que notre société de consommation continue de cibler plus souvent les femmes que les hommes, mais comme celles-ci gagnent moins d'argent, il leur restera moins de réserves d'épargne", poursuit M. Chiau. Il existe en outre des cas spécifiques. Les familles monoparentales, par exemple, qui ont majoritairement une femme à leur tête, font face à davantage de difficultés financières.

Par ailleurs, si hommes et femmes estiment n'avoir qu'une faible connaissance et compréhension des produits financiers pour planifier la retraite - à peine 19% des répondants s'attribuent une note de 8/10 en la matière -, les femmes se donnent invariablement un score inférieur à celui des hommes. Les plus âgées estiment avoir une meilleure connaissance mais leur score reste plus bas que celui des hommes.

Une différence due à un écart de confiance en soi mais aussi aux "stéréotypes autour des femmes et de la finance dans notre société", selon Heidi Cortois, directrice retail chez NN. "Les femmes qui travaillent dur, avec ou sans enfants, ne doivent pas être regardées de travers. Les médias devraient également présenter davantage de modèles financiers féminins", plaide-t-elle.

L'assureur NN insiste sur le fait que la planification financière ne tient pas tant aux revenus mais plutôt aux "connaissances financières et (à la) confiance en (soi) sur le plan financier". Il recommande dès lors de veiller à une meilleure éducation financière des Belges, en accordant une attention spécifique aux femmes.

L'enquête a été menée auprès de 3.132 Belges en mars, avril et septembre.

L'enquête se focalise sur la préparation des hommes et des femmes à la retraite et il en ressort que ces dernières, en particulier celles âgées de 35 à 49 ans, semblent peu préparées. Ainsi, 56% des répondantes âgées de 35 à 49 ans ont déclaré disposer de produits d'épargne-retraite fiscalement avantageux, contre 62% des sondés du même âge. Les femmes de cette tranche d'âge bénéficient également moins d'une pension complémentaire de la part de leur employeur, (45%, contre 54% des hommes) et d'actions, fonds, obligations ou autres produits financiers (24%, contre 35% des hommes). Ces différences peuvent s'expliquer par le fait que les femmes disposent de moins de moyens financiers. Ainsi, 35% des répondantes âgées de 35 à 49 ans ne disposent pas de réserves d'épargne (28% des sondés du même âge) et 43% n'ont que jamais ou rarement d'argent à la fin du mois (38% des hommes). En outre, le taux d'activité des femmes de 35-49 ans est de 77% seulement, pour 87% chez les hommes du même âge. En général, les femmes ont un taux d'activité (64%) moindre que les hommes (69%). "Entre 35 et 49 ans, beaucoup de femmes travaillent à temps partiel ou font une pause carrière pour s'occuper de leurs enfants, par exemple", avance également Bart Chiau, expert chez NN et professeur à la faculté d'économie de l'Université de Gand. A cet âge-là, leurs enfants entament bien souvent des études supérieures, ce qui peut aussi engendrer des frais. "Nous constatons également que notre société de consommation continue de cibler plus souvent les femmes que les hommes, mais comme celles-ci gagnent moins d'argent, il leur restera moins de réserves d'épargne", poursuit M. Chiau. Il existe en outre des cas spécifiques. Les familles monoparentales, par exemple, qui ont majoritairement une femme à leur tête, font face à davantage de difficultés financières. Par ailleurs, si hommes et femmes estiment n'avoir qu'une faible connaissance et compréhension des produits financiers pour planifier la retraite - à peine 19% des répondants s'attribuent une note de 8/10 en la matière -, les femmes se donnent invariablement un score inférieur à celui des hommes. Les plus âgées estiment avoir une meilleure connaissance mais leur score reste plus bas que celui des hommes. Une différence due à un écart de confiance en soi mais aussi aux "stéréotypes autour des femmes et de la finance dans notre société", selon Heidi Cortois, directrice retail chez NN. "Les femmes qui travaillent dur, avec ou sans enfants, ne doivent pas être regardées de travers. Les médias devraient également présenter davantage de modèles financiers féminins", plaide-t-elle. L'assureur NN insiste sur le fait que la planification financière ne tient pas tant aux revenus mais plutôt aux "connaissances financières et (à la) confiance en (soi) sur le plan financier". Il recommande dès lors de veiller à une meilleure éducation financière des Belges, en accordant une attention spécifique aux femmes. L'enquête a été menée auprès de 3.132 Belges en mars, avril et septembre.