L'accord a été signé lundi par la fédération patronale Febelfin et les trois syndicats (CGSLB, FGTB et ACV Puls). La CNE francophone ne se penchera sur le texte que le 8 octobre mais ne peut plus s'opposer à l'accord, qui est donc définitif.

L'accord sectoriel, qui porte sur la mise en oeuvre de l'accord interprofessionnel pour la période 2019-2020, prévoit une prime unique de 200 euros net. Syndicats et direction doivent déterminer au niveau de chaque entreprise la manière avec laquelle cette prime sera payée. S'ils n'y arrivent pas au bout de trois mois, elle est alors automatiquement convertie en un montant brut de 300 euros.

Les barèmes les plus bas, de catégorie 1 et 2, sont par ailleurs revus à la hausse de 1,1%. Cela ne concerne toutefois qu'un nombre limité de gens.

"En termes de pouvoir d'achat, nous trouvons donc l'accord un peu en deçà", a réagi Elke Maes du syndicat chrétien flamand. Mais elle relève aussi que les négociations ont été très difficiles. "Nous étions néanmoins disposés à abandonner notre exigence d'augmentation récurrente mais nous espérions un montant unique plus élevé (...). Nous en avons tiré le meilleur parti. Il est également très important d'avoir pu conclure un accord sectoriel."

Autres éléments composant celui-ci: une journée de formation supplémentaire à partir de 2020, le droit à la déconnexion et la conclusion - d'ici la fin de l'année prochaine - d'une politique de télétravail. "Les petites banques en particulier sont à la traîne en la matière", constate Elke Maes.

Enfin, la convention collective de travail emplois fin de carrière (qui donne droit à un crédit-temps à partir de 55 ans) a été prolongée.