L'été particulièrement chaud, sec, et affecté par les effets du changement climatique a marqué les esprits. Une conscience écologique aujourd'hui visible chez les investisseurs. C'est ce que révèle une plateforme numérique d'investissement, LITA.co.

Créée en France en 2014, cette plateforme digitale a pour objectif de soutenir les investissements dans des entreprises vertes. Ainsi, à partir de cent euros, tout le monde peut investir en dette et au capital d'entreprises qui apportent des solutions innovantes aux grands enjeux sociaux et/ou environnementaux, en s'appuyant sur le circuit court, les solutions de mobilité, l'alimentation biologique, ou encore les énergies renouvelables.

10 millions d'euros collectés en Belgique

A ce jour, la plateforme a déjà recolté plus de 80 millions d'euros auprès d'une communauté de 100 000 particuliers en Belgique, en France et en Italie. Dans notre pays, où elle s'est implantée en 2017, LITA.co a levé plus de 10 millions d'euros et compte 15 000 investisseurs.

Ce sont plus de cinquante entreprises - en grande majorité belges - qui ont été financées grâce à la plateforme et à ses utilisateurs.

LITA.co assure donc ne financer que des entreprise à "impact positif". Pour Vincent De Brouwer, Country Manager chez LITA.co, cela veut dire "des entreprises et des projets qui répondent aux grands défis sociaux et environnementaux de la société". Concrètement, LITA.co a par exemple aidé à financer une société de transport maritime qui utilise des cargos à voile, à hauteur de 40 millions d'euros. Une autre société propose quant à elle la vente de fleurs biologiques et locales, pour arrêter le commerce de roses importées et remplies de pesticides.

Et dernièrement, la plateforme a aidé au développement d'une entreprise financée à 100% grâce au crowdfunding à hauteur d'un million d'euros. Il s'agit de l'entreprise wallonne Walvert, leader de la biométhanisation, une méthode permettant de créer de l'énergie à partir de matières organiques comme le purin. A l'heure où l'énergie devient un bien précieux, les alternatives écologiques ont donc du succès.

Des investisseurs de plus en plus soucieux de l'environnement

La plateforme précise que "même en temps de crise, cette communauté grandissante continue d'investir". Pour Vincent De Brouwer, de manière générale, le crowdfunding a "le vent en poupe". "Chez LITA, les investisseurs ont en plus la certitude que leur argent servira à des entreprises qui ont un impact positif sur la société, et qu'elles ne détruiront pas une partie de l'environnement".

Cela a même un nom, "l'impact investing" ("l'investissement d'impact"). Selon Vincent De Brouwer, l'impact investing est un "investiment qui concilie impact financier et sociétal".

Et afin de répondre à cette demande des investisseurs, LITA.co cherche des entreprises "appropriées", et a déjà rencontré mille entrepreneurs. Vincent De Brouwer explique que seulement "5% des projets" sont sélectionnés.

Le critère numéro un est l'impact, afin d'écarter tout de suite les entreprises qui feraient du "greenwashing" ("éco-blanchiment"). Ensuite vient une analyse plus approfondir sur cet impact et sur l'aspect financier et pérenne. "Notre objectif n'est pas de financer un maximum de projets, mais uniquement ceux qui ont un réel impact positif et qui présentent un modèle économique solide.". Une tendance qui ne va sans doute pas s'arrêter de si tôt.

Aurore Dessaigne

L'été particulièrement chaud, sec, et affecté par les effets du changement climatique a marqué les esprits. Une conscience écologique aujourd'hui visible chez les investisseurs. C'est ce que révèle une plateforme numérique d'investissement, LITA.co. Créée en France en 2014, cette plateforme digitale a pour objectif de soutenir les investissements dans des entreprises vertes. Ainsi, à partir de cent euros, tout le monde peut investir en dette et au capital d'entreprises qui apportent des solutions innovantes aux grands enjeux sociaux et/ou environnementaux, en s'appuyant sur le circuit court, les solutions de mobilité, l'alimentation biologique, ou encore les énergies renouvelables. A ce jour, la plateforme a déjà recolté plus de 80 millions d'euros auprès d'une communauté de 100 000 particuliers en Belgique, en France et en Italie. Dans notre pays, où elle s'est implantée en 2017, LITA.co a levé plus de 10 millions d'euros et compte 15 000 investisseurs. Ce sont plus de cinquante entreprises - en grande majorité belges - qui ont été financées grâce à la plateforme et à ses utilisateurs.LITA.co assure donc ne financer que des entreprise à "impact positif". Pour Vincent De Brouwer, Country Manager chez LITA.co, cela veut dire "des entreprises et des projets qui répondent aux grands défis sociaux et environnementaux de la société". Concrètement, LITA.co a par exemple aidé à financer une société de transport maritime qui utilise des cargos à voile, à hauteur de 40 millions d'euros. Une autre société propose quant à elle la vente de fleurs biologiques et locales, pour arrêter le commerce de roses importées et remplies de pesticides. Et dernièrement, la plateforme a aidé au développement d'une entreprise financée à 100% grâce au crowdfunding à hauteur d'un million d'euros. Il s'agit de l'entreprise wallonne Walvert, leader de la biométhanisation, une méthode permettant de créer de l'énergie à partir de matières organiques comme le purin. A l'heure où l'énergie devient un bien précieux, les alternatives écologiques ont donc du succès.La plateforme précise que "même en temps de crise, cette communauté grandissante continue d'investir". Pour Vincent De Brouwer, de manière générale, le crowdfunding a "le vent en poupe". "Chez LITA, les investisseurs ont en plus la certitude que leur argent servira à des entreprises qui ont un impact positif sur la société, et qu'elles ne détruiront pas une partie de l'environnement".Cela a même un nom, "l'impact investing" ("l'investissement d'impact"). Selon Vincent De Brouwer, l'impact investing est un "investiment qui concilie impact financier et sociétal". Et afin de répondre à cette demande des investisseurs, LITA.co cherche des entreprises "appropriées", et a déjà rencontré mille entrepreneurs. Vincent De Brouwer explique que seulement "5% des projets" sont sélectionnés.Le critère numéro un est l'impact, afin d'écarter tout de suite les entreprises qui feraient du "greenwashing" ("éco-blanchiment"). Ensuite vient une analyse plus approfondir sur cet impact et sur l'aspect financier et pérenne. "Notre objectif n'est pas de financer un maximum de projets, mais uniquement ceux qui ont un réel impact positif et qui présentent un modèle économique solide.". Une tendance qui ne va sans doute pas s'arrêter de si tôt.Aurore Dessaigne