La suppression progressive en 2021 de mesures de soutien prises par les Etats pendant la crise "pourrait augmenter le risque d'effets de falaise", en clair une dégradation brutale de la qualité des portefeuilles de prêts, prévient le superviseur des banques logé au sein de la BCE.

Pour encourager des approches prudentes en termes de prêts, le gendarme du secteur en zone euro a communiqué "un nombre considérablement plus élevé de recommandations aux banques" sur les derniers mois, indique la BCE au terme de sa campagne annuelle d'analyse des risques pesant sur les établissements.

La détérioration des conditions économiques pendant la pandémie a ralenti le nettoyage dans les bilans des banques des créances "pourries", qui progressait depuis des années. Aussi, il existe "un niveau de détresse enraciné dans les livres de prêts qui n'est pas encore tout à fait évident", souligne le superviseur.

Les banques de la zone euro ont pu jusqu'à présent résister au choc économique sans précédent causé par la pandémie grâce à des niveaux de fonds propres "nettement plus élevés" que ce ne fut le cas lors de la grande crise financière de 2008-2009, note la BCE.

La surveillance du risque de crédit va rester une priorité en 2021, comme la robustesse du capital des banques, la durabilité de leur modèle et leur gouvernance.

L'Autorité bancaire européenne (ABE) a de son côté annoncé lundi qu'elle lancerait le 29 janvier un test de résistance bancaire, dont elle prévoit de publier les résultats le 31 juillet.

La suppression progressive en 2021 de mesures de soutien prises par les Etats pendant la crise "pourrait augmenter le risque d'effets de falaise", en clair une dégradation brutale de la qualité des portefeuilles de prêts, prévient le superviseur des banques logé au sein de la BCE. Pour encourager des approches prudentes en termes de prêts, le gendarme du secteur en zone euro a communiqué "un nombre considérablement plus élevé de recommandations aux banques" sur les derniers mois, indique la BCE au terme de sa campagne annuelle d'analyse des risques pesant sur les établissements. La détérioration des conditions économiques pendant la pandémie a ralenti le nettoyage dans les bilans des banques des créances "pourries", qui progressait depuis des années. Aussi, il existe "un niveau de détresse enraciné dans les livres de prêts qui n'est pas encore tout à fait évident", souligne le superviseur. Les banques de la zone euro ont pu jusqu'à présent résister au choc économique sans précédent causé par la pandémie grâce à des niveaux de fonds propres "nettement plus élevés" que ce ne fut le cas lors de la grande crise financière de 2008-2009, note la BCE. La surveillance du risque de crédit va rester une priorité en 2021, comme la robustesse du capital des banques, la durabilité de leur modèle et leur gouvernance. L'Autorité bancaire européenne (ABE) a de son côté annoncé lundi qu'elle lancerait le 29 janvier un test de résistance bancaire, dont elle prévoit de publier les résultats le 31 juillet.