Les explications qu'avancent les repreneurs de risques inconsidérés ne sont pas là pour nous rassurer. On retrouve de vieux classiques : " Nos aînés, traumatisés par la crise, ont surévalué le danger réel " (entendez : nous sommes tellement plus intelligents, nous, 10 ans plus tard). Ou bien : " La situation n'est pas comparable : les titres d'aujourd'hui ne sont pas adossés à des prêts subprimes mais à de la dette d'entreprise ", comme si seul l'immobilier résidentiel était soumis à des crises cycliques... Ou bien encore : " La LTV (loan-to-value, le montant du prêt par rapport à la valeur du bien mis en gage) est beaucoup moins élevée qu'autrefois : seulement 55% ", comme si l'on n'avait jamais vu de dépréciation de 45%...
...