Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, les banques sont tenues par la loi d'examiner les clients et les transactions aussi attentivement que possible. Elles doivent identifier le client suspect et l'origine de ses biens.

Afin de faciliter ce processus, les banques belges travaillent à la mise en place d'un système qui rassemble et gère les informations dont elles ont besoin. "Le projet pilote est en cours depuis le début de cette année", déclare Karel Van Eetvelt, président de Febelfin. "Le projet, pour lequel nous travaillons avec le spécialiste belge du paiement Isabel, se concentre actuellement sur les grandes entreprises. Nous développons le cadre technologique dans lequel les banques peuvent travailler. Il n'y a pas encore eu de véritable échange de données."

Febelfin espère mettre en place par la suite une initiative similaire pour l'échange de données sur les clients particuliers. "C'est encore plus complexe", dit M. Van Eetvelt. "Non seulement en termes de technologie, mais aussi parce que les règles strictes de confidentialité doivent continuer à être respectées lors de l'échange de données."