Après des premiers échanges proches de l'équilibre, les marchés européens ont basculé nettement dans le rouge, avec Londres qui reculait de 0,37%, Francfort de 2,02%, Milan 2,25% et Paris de 2,11% à 12H00 GMT. Les contrats à terme des indices de Wall Street laissaient aussi augurer d'une ouverture en baisse, entre 0,7% pour le Dow Jones et 1,6% pour le Nasdaq. En Asie, Tokyo a fini largement dans le rouge (-1,58%). La Bourse de Hong Kong a reculé de 1,87%, tandis que Shanghai a fini à +0,02%.

Les nuages se multiplient dans le ciel de l'activité économique, un peu partout dans le monde. En Chine, l'activité dans les services a plongé en mars à son plus bas niveau depuis la première vague de Covid-19 début 2020, en raison d'une flambée épidémique. En Allemagne, les commandes passées à l'industrie ont nettement baissé en février après trois mois de hausse, avant même le plein impact de la guerre en Ukraine. Et aux Etats-Unis, les analystes de la Deutsche Bank prévoient désormais que l'économie tombera en récession d'ici à la fin de l'année "car une inflation plus élevée nécessitera un resserrement plus agressif de la politique monétaire de la part des banques centrales", qui va pénaliser l'activité économique.

Mercredi, les investisseurs digéraient encore les propos plus durs que prévu d'une gouverneure de la Réserve fédérale, Lael Brainard, mardi, pourtant connue pour ses positions accommodantes sur la politique monétaire. Elle a assuré que la Fed était prête à "agir plus fortement" contre l'inflation, notamment par la vente d'actifs financiers, dès sa prochaine réunion monétaire de mai.

Les acteurs de marché pourront trouver d'autres enseignements sur la posture de la Fed à l'occasion de la publication des "minutes", le compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de l'institution, après la clôture des marchés européens. Les taux d'intérêt continuaient leur ascension: celui pour l'emprunt américain à 10 ans s'établissait à 2,641%, le plus haut niveau depuis 2019. Ceux en Europe se tendaient également nettement, le 10 ans allemand montant à 0,655%.

La publication de la Fed ne fait pas non plus oublier aux marchés le conflit ukrainien. L'Union européenne devra prendre "tôt ou tard" des sanctions sur le pétrole et le gaz russes, a déclaré mercredi le président du Conseil européen Charles Michel, alors que les Ving-Sept discutent actuellement de nouvelles sanctions sur le charbon. Le ministère des Finances russe a annoncé mercredi avoir réglé en roubles une dette en dollars à la suite du refus d'une banque étrangère d'effectuer le paiement en dollars, ce qui l'expose à un risque de défaut.

Les semi-conducteurs souffrent

Parmi les secteurs les plus exposés, les semi-conducteurs souffraient des tensions internationales et des mesures de restriction en Chine. Infineon reculait de 4,77%, ASML de 4,79% et STMicroelectronics de 3,74%.

Les constructeurs automobiles, comme Stellantis (-4,78%), Volkswagen (-2,83%), gros consommateurs de semi-conducteurs, étaient affectés également.

Les défensives recherchées

Les doutes sur la croissance mondiale pénalisaient les entreprises cycliques, qui dépendent le plus du cycle économique, notamment les bancaires (Société Générale -3,80%), ou les compagnies aériennes (EasyJet -3,52%).

A l'inverse, les valeurs qui en dépendent le moins tenaient mieux, à l'image de la grande distribution (Ahold Delhaize +1,97%), de la santé (Sanofi +0,38%), ou même du tabac (Imperial Brands +3,71%).

Du côté du pétrole et des devises

Les prix du pétrole étaient en petite hausse mercredi, en attendant de potentielles nouvelles sanctions européennes contre la Russie visant l'énergie, et avant les stocks de brut américains.

Le baril de WTI à échéance mai avançait de 1,43% à 103,42 dollars, alors que le Brent de mer de Nord, la référence européenne, pour livraison mai prenait 0,79% à 107,51 dollars vers 11H30 GMT.

L'euro restait faible (+0,08% à 1,0914 dollars), face au billet vert, galvanisé cette semaine par la politique de la Fed.

Le bitcoin reculait de 1,83% à 45.025 dollars.

Après des premiers échanges proches de l'équilibre, les marchés européens ont basculé nettement dans le rouge, avec Londres qui reculait de 0,37%, Francfort de 2,02%, Milan 2,25% et Paris de 2,11% à 12H00 GMT. Les contrats à terme des indices de Wall Street laissaient aussi augurer d'une ouverture en baisse, entre 0,7% pour le Dow Jones et 1,6% pour le Nasdaq. En Asie, Tokyo a fini largement dans le rouge (-1,58%). La Bourse de Hong Kong a reculé de 1,87%, tandis que Shanghai a fini à +0,02%.Les nuages se multiplient dans le ciel de l'activité économique, un peu partout dans le monde. En Chine, l'activité dans les services a plongé en mars à son plus bas niveau depuis la première vague de Covid-19 début 2020, en raison d'une flambée épidémique. En Allemagne, les commandes passées à l'industrie ont nettement baissé en février après trois mois de hausse, avant même le plein impact de la guerre en Ukraine. Et aux Etats-Unis, les analystes de la Deutsche Bank prévoient désormais que l'économie tombera en récession d'ici à la fin de l'année "car une inflation plus élevée nécessitera un resserrement plus agressif de la politique monétaire de la part des banques centrales", qui va pénaliser l'activité économique. Mercredi, les investisseurs digéraient encore les propos plus durs que prévu d'une gouverneure de la Réserve fédérale, Lael Brainard, mardi, pourtant connue pour ses positions accommodantes sur la politique monétaire. Elle a assuré que la Fed était prête à "agir plus fortement" contre l'inflation, notamment par la vente d'actifs financiers, dès sa prochaine réunion monétaire de mai. Les acteurs de marché pourront trouver d'autres enseignements sur la posture de la Fed à l'occasion de la publication des "minutes", le compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de l'institution, après la clôture des marchés européens. Les taux d'intérêt continuaient leur ascension: celui pour l'emprunt américain à 10 ans s'établissait à 2,641%, le plus haut niveau depuis 2019. Ceux en Europe se tendaient également nettement, le 10 ans allemand montant à 0,655%.La publication de la Fed ne fait pas non plus oublier aux marchés le conflit ukrainien. L'Union européenne devra prendre "tôt ou tard" des sanctions sur le pétrole et le gaz russes, a déclaré mercredi le président du Conseil européen Charles Michel, alors que les Ving-Sept discutent actuellement de nouvelles sanctions sur le charbon. Le ministère des Finances russe a annoncé mercredi avoir réglé en roubles une dette en dollars à la suite du refus d'une banque étrangère d'effectuer le paiement en dollars, ce qui l'expose à un risque de défaut.Les semi-conducteurs souffrentParmi les secteurs les plus exposés, les semi-conducteurs souffraient des tensions internationales et des mesures de restriction en Chine. Infineon reculait de 4,77%, ASML de 4,79% et STMicroelectronics de 3,74%. Les constructeurs automobiles, comme Stellantis (-4,78%), Volkswagen (-2,83%), gros consommateurs de semi-conducteurs, étaient affectés également. Les défensives recherchéesLes doutes sur la croissance mondiale pénalisaient les entreprises cycliques, qui dépendent le plus du cycle économique, notamment les bancaires (Société Générale -3,80%), ou les compagnies aériennes (EasyJet -3,52%). A l'inverse, les valeurs qui en dépendent le moins tenaient mieux, à l'image de la grande distribution (Ahold Delhaize +1,97%), de la santé (Sanofi +0,38%), ou même du tabac (Imperial Brands +3,71%). Du côté du pétrole et des devisesLes prix du pétrole étaient en petite hausse mercredi, en attendant de potentielles nouvelles sanctions européennes contre la Russie visant l'énergie, et avant les stocks de brut américains.Le baril de WTI à échéance mai avançait de 1,43% à 103,42 dollars, alors que le Brent de mer de Nord, la référence européenne, pour livraison mai prenait 0,79% à 107,51 dollars vers 11H30 GMT.L'euro restait faible (+0,08% à 1,0914 dollars), face au billet vert, galvanisé cette semaine par la politique de la Fed.Le bitcoin reculait de 1,83% à 45.025 dollars.