Sur cette base, le Belge a clairement peur de l'avenir ou, au minimum, est dans le brouillard. Les derniers chiffres de la banque nationale datent du mois de mai dernier, mais à cette date, les Belges avaient déposé, parqué, gelé (je ne sais plus ce qu'il faut dire) 300 milliards d'euros. C'est un record historique !

Je dis que c'est une forme de peur, car cet argent ne rapporte rien, mais absolument rien du tout : 0,11% en principe, c'est le minimum. Et comme l'inflation au mois d'août était de 2,73%, autant dire que chaque euro déposé sur ces comptes perd en réalité de l'argent. Faites le calcul avec moi : 0,11% de rendement - 2,73% d'inflation, c'est bien une perte de pouvoir d'achat de 2,62%. C'est donc un rendement négatif ! Et encore, je n'ai pas tenu compte des frais bancaires pour ne pas vous déprimer plus.

En fait, c'est étonnant, on nous serine depuis presque deux ans sur les effets négatifs de la crise sanitaire du covid-19, mais en réalité, cette crise sanitaire a surtout accentué les inégalités qui existaient auparavant. Les titulaires des métiers les plus pénibles n'ont pas eu le choix que d'être en contact direct avec des consommateurs ou des clients potentiellement contagieux, mais en plus, ce sont les titulaires de ces mêmes métiers (chauffeurs, magasiniers, caissières, infirmières, etc) qui sont souvent aussi les moins bien payés... Autrement dit, la crise pour eux, c'est la double peine : des contacts physiques à gogo et pas d'épargne possible. Alors qu'on l'oublie souvent, les autres, fonctionnaires et employés du privé (qui ont pu garder leur job) ont pu télé-travailler et sont donc davantage à l'abri de contacts physiques. Mais en plus, comme ils ont gardé leur salaire intact, ils ont en réalité épargné comme jamais puisqu'ils ne pouvaient pas dépenser : ni sorties, ni restos, ni visites culturelles, ni voyages, ni cinéma...

Bref, si les comptes d'épargne regorgent d'argent (300 milliards d'euros), c'est le résultat de cette épargne forcée, qui est devenue aujourd'hui une épargne de précaution car les médias (à force de répéter que le chômage va augmenter ainsi que les faillites) ont instillé la peur ou le doute dans l'esprit des citoyens. Et quand le citoyen doute, il épargne même si le rendement est négatif, ce qui est en soi une véritable hérésie !

Cela dit en passant, les économistes ont eu tout faux jusqu'à présent en matière de prévision. Le mur des faillites n'est pas là (ou pas encore là) alors qu'on l'annonce depuis deux ans. La hausse du chômage n'est pas là non plus et au contraire, il y a des pénuries pour certains métiers et une hausse des salaires pour les autres. L'immobilier n'a pas chuté comme ces économistes l'ont prédit, il est même en surchauffe. Je me demande au fond si un autre économiste John Galbraith n'avait pas raison de dire que la fonction des économistes était de rendre respectable l'astrologie !

Sur cette base, le Belge a clairement peur de l'avenir ou, au minimum, est dans le brouillard. Les derniers chiffres de la banque nationale datent du mois de mai dernier, mais à cette date, les Belges avaient déposé, parqué, gelé (je ne sais plus ce qu'il faut dire) 300 milliards d'euros. C'est un record historique ! Je dis que c'est une forme de peur, car cet argent ne rapporte rien, mais absolument rien du tout : 0,11% en principe, c'est le minimum. Et comme l'inflation au mois d'août était de 2,73%, autant dire que chaque euro déposé sur ces comptes perd en réalité de l'argent. Faites le calcul avec moi : 0,11% de rendement - 2,73% d'inflation, c'est bien une perte de pouvoir d'achat de 2,62%. C'est donc un rendement négatif ! Et encore, je n'ai pas tenu compte des frais bancaires pour ne pas vous déprimer plus.En fait, c'est étonnant, on nous serine depuis presque deux ans sur les effets négatifs de la crise sanitaire du covid-19, mais en réalité, cette crise sanitaire a surtout accentué les inégalités qui existaient auparavant. Les titulaires des métiers les plus pénibles n'ont pas eu le choix que d'être en contact direct avec des consommateurs ou des clients potentiellement contagieux, mais en plus, ce sont les titulaires de ces mêmes métiers (chauffeurs, magasiniers, caissières, infirmières, etc) qui sont souvent aussi les moins bien payés... Autrement dit, la crise pour eux, c'est la double peine : des contacts physiques à gogo et pas d'épargne possible. Alors qu'on l'oublie souvent, les autres, fonctionnaires et employés du privé (qui ont pu garder leur job) ont pu télé-travailler et sont donc davantage à l'abri de contacts physiques. Mais en plus, comme ils ont gardé leur salaire intact, ils ont en réalité épargné comme jamais puisqu'ils ne pouvaient pas dépenser : ni sorties, ni restos, ni visites culturelles, ni voyages, ni cinéma... Bref, si les comptes d'épargne regorgent d'argent (300 milliards d'euros), c'est le résultat de cette épargne forcée, qui est devenue aujourd'hui une épargne de précaution car les médias (à force de répéter que le chômage va augmenter ainsi que les faillites) ont instillé la peur ou le doute dans l'esprit des citoyens. Et quand le citoyen doute, il épargne même si le rendement est négatif, ce qui est en soi une véritable hérésie !Cela dit en passant, les économistes ont eu tout faux jusqu'à présent en matière de prévision. Le mur des faillites n'est pas là (ou pas encore là) alors qu'on l'annonce depuis deux ans. La hausse du chômage n'est pas là non plus et au contraire, il y a des pénuries pour certains métiers et une hausse des salaires pour les autres. L'immobilier n'a pas chuté comme ces économistes l'ont prédit, il est même en surchauffe. Je me demande au fond si un autre économiste John Galbraith n'avait pas raison de dire que la fonction des économistes était de rendre respectable l'astrologie !