Durant la pandémie, les observateurs redoutaient que les pertes provoquées par la crise érodent les fonds propres des entreprises et que la reconstitution de leurs réserves de trésorerie implique un alourdissement substantiel de leur endettement.

Beaucoup d'entre elles avaient été contraintes de diminuer leurs activités, voire de les suspendre, lors des confinements, tandis que d'autres ont subi les répercussions d'une baisse de la demande ou ont rencontré des problèmes d'approvisionnement.

La santé financière des entreprises qui ont survécu à la crise ne s'est cependant globalement pas détériorée de manière significative en 2020, selon l'étude. Cela grâce aux mesures d'aide, tant génériques que ciblées, et aux actions correctrices mises en oeuvre par les entreprises elles-mêmes, selon l'analyse de la BNB.

Parmi les mesures, il y a notamment eu la facilitation du recours au chômage temporaire, le versement de primes forfaitaires, ainsi qu'une série d'exonérations et de déductions fiscales. Globalement, la charge de ces mesures pour les finances publiques a représenté un total de 11,6 milliards d'euros en 2020 et en 2021, soit 1,2 % du PIB sur ces deux années.

Les entreprises ont en particulier démontré une grande aptitude à réduire leurs coûts parallèlement à la diminution de leurs revenus, relève la Banque nationale. La pression qu'il restait ensuite sur les liquidités des entreprises s'est atténuée grâce à la mobilisation de l'épargne privée (notamment au travers d'avances en compte courant, c'est-à-dire des prêts octroyés aux entreprises par leurs propriétaires), à des prêts subordonnés (y compris ceux octroyés par des sociétés d'investissement régionales), au crédit bancaire et - dans une moindre mesure - à des injections de capitaux, liste-t-elle.

Le nombre restreint de faillites comptabilisées durant cette période de pandémie tient aux moratoires appliqués, dans un premier temps, sur les faillites et, dans un second temps, sur les dettes fiscales et sociales.

Enfin, il apparait que le secteur bancaire a eu un rôle important dans le soutien apporté à l'économie réelle durant la pandémie. Une question qui a toute son importance compte tenu de l'envergure des mesures adoptées pour renforcer la capacité du secteur bancaire de remplir cette fonction, note la BNB. Les banques ont en effet octroyé des crédits supplémentaires aux entreprises et ont fait preuve de souplesse à l'égard des contrats conclus antérieurement.

Les liquidités fournies par les banques ont ainsi revêtu une importance particulière, qu'elles l'aient été au travers des lignes de crédit déjà disponibles, de l'octroi de nouveaux prêts ou de rééchelonnements d'échéances de remboursement pour les dettes préexistantes. L'une des mesures phares décidées au printemps de 2020, au début de la crise du Covid-19, avait d'ailleurs été l'instauration d'un moratoire de six mois sur les remboursements des prêts octroyés avant la pandémie.

Durant la pandémie, les observateurs redoutaient que les pertes provoquées par la crise érodent les fonds propres des entreprises et que la reconstitution de leurs réserves de trésorerie implique un alourdissement substantiel de leur endettement. Beaucoup d'entre elles avaient été contraintes de diminuer leurs activités, voire de les suspendre, lors des confinements, tandis que d'autres ont subi les répercussions d'une baisse de la demande ou ont rencontré des problèmes d'approvisionnement. La santé financière des entreprises qui ont survécu à la crise ne s'est cependant globalement pas détériorée de manière significative en 2020, selon l'étude. Cela grâce aux mesures d'aide, tant génériques que ciblées, et aux actions correctrices mises en oeuvre par les entreprises elles-mêmes, selon l'analyse de la BNB. Parmi les mesures, il y a notamment eu la facilitation du recours au chômage temporaire, le versement de primes forfaitaires, ainsi qu'une série d'exonérations et de déductions fiscales. Globalement, la charge de ces mesures pour les finances publiques a représenté un total de 11,6 milliards d'euros en 2020 et en 2021, soit 1,2 % du PIB sur ces deux années. Les entreprises ont en particulier démontré une grande aptitude à réduire leurs coûts parallèlement à la diminution de leurs revenus, relève la Banque nationale. La pression qu'il restait ensuite sur les liquidités des entreprises s'est atténuée grâce à la mobilisation de l'épargne privée (notamment au travers d'avances en compte courant, c'est-à-dire des prêts octroyés aux entreprises par leurs propriétaires), à des prêts subordonnés (y compris ceux octroyés par des sociétés d'investissement régionales), au crédit bancaire et - dans une moindre mesure - à des injections de capitaux, liste-t-elle. Le nombre restreint de faillites comptabilisées durant cette période de pandémie tient aux moratoires appliqués, dans un premier temps, sur les faillites et, dans un second temps, sur les dettes fiscales et sociales. Enfin, il apparait que le secteur bancaire a eu un rôle important dans le soutien apporté à l'économie réelle durant la pandémie. Une question qui a toute son importance compte tenu de l'envergure des mesures adoptées pour renforcer la capacité du secteur bancaire de remplir cette fonction, note la BNB. Les banques ont en effet octroyé des crédits supplémentaires aux entreprises et ont fait preuve de souplesse à l'égard des contrats conclus antérieurement. Les liquidités fournies par les banques ont ainsi revêtu une importance particulière, qu'elles l'aient été au travers des lignes de crédit déjà disponibles, de l'octroi de nouveaux prêts ou de rééchelonnements d'échéances de remboursement pour les dettes préexistantes. L'une des mesures phares décidées au printemps de 2020, au début de la crise du Covid-19, avait d'ailleurs été l'instauration d'un moratoire de six mois sur les remboursements des prêts octroyés avant la pandémie.