Partout, le télétravail gagne en popularité. Dans les banques, qui ont pu assurer la continuité de leurs activités grâce au travail à distance, il devient même de plus en plus la norme. Exemple chez ING Belgique où direction et syndicats (chrétiens et socialistes) ont signé une nouvelle convention collective de travail devant permettre à la banque d'atteindre 50 % de télétravail en moyenne. Dorénavant, chaque employé d'ING Belgique aura la possibilité de travailler minimum un jour par semaine à la maison. Voire plus, en accord avec son management.
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Partout, le télétravail gagne en popularité. Dans les banques, qui ont pu assurer la continuité de leurs activités grâce au travail à distance, il devient même de plus en plus la norme. Exemple chez ING Belgique où direction et syndicats (chrétiens et socialistes) ont signé une nouvelle convention collective de travail devant permettre à la banque d'atteindre 50 % de télétravail en moyenne. Dorénavant, chaque employé d'ING Belgique aura la possibilité de travailler minimum un jour par semaine à la maison. Voire plus, en accord avec son management.Expérience positive"Les employés nous ont fait savoir par le biais de leurs représentants sociaux qu'ils avaient découvert les avantages du travail à domicile et qu'ils y étaient favorables, précise Renaud Dechamps, porte-parole francophone d'ING Belgique. Certains employés, qui n'y avaient pas accès avant le confinement, y ont pris goût, tandis que pour d'autres qui habitent loin de leur lieu de travail, cela représente également un avantage non négligeable." C'est la raison pour laquelle la banque a prévu dans l'accord signé avec les syndicats le droit à minimum un jour de travail à domicile par semaine. "Il ne s'agit en aucun cas d'une obligation, ajoute Renaud Dechamps. En fonction de l'évolution de la situation sanitaire, si un employé souhaite travailler à 100 % au bureau, c'est son droit, ajoute Renaud Dechamps. Mais parallèlement, la banque a pour ambition, elle, d'atteindre 50 % de télétravail en moyenne, c'est-à-dire d'arriver à ce que la moitié des heures prestées par l'ensemble du personnel le soit à domicile. Certains travailleront moins que deux jours et demi par semaine à la maison mais d'autres plus." Une indemnité de 7,5 euros est allouée pour couvrir les frais exposés (chauffage, électricité). Un "budget" de 750 euros est également prévu tous les trois ans pour s'acheter du matériel adapté au travail à domicile (chaise ergonomique, écran pour PC, etc.). Intérêt de ces indemnités pour la banque ? Réduire l'espace de travail dans ses locaux via des bureaux flexibles, "voie dans laquelle nous poursuivrons", complète Renaud Dechamps.Confiance et autonomieNotons qu'ING Belgique n'est pas la seule des grandes banques à vouloir prendre ainsi le virage du télétravail. A titre d'exemple, la direction de Belfius vient de remettre une proposition aux syndicats concernant une nouvelle organisation du travail pour les employés des différents sièges de la banque (pas dans les agences). But ? "Tirer profit de l'expérience positive du télétravail pendant la crise et utiliser cette opportunité pour renforcer la position de Belfius en tant qu'employeur ouvert, moderne, dont la culture d'entreprise est basée sur la confiance et l'autonomie, indique la porte-parole Ulrike Pommée. La plupart des collaborateurs sont demandeurs de plus de télétravail pour leurs tâches standard, tout en combinant cela avec des possibilités de rencontre au bureau avec leur chef d'équipe, collègues, etc."Reste que toute médaille a son revers : télétravail et Covid mènent aussi au fait qu'ING ne rouvrira pas 62 agences fermées l'an dernier. De quoi pénaliser les clients âgés, non motorisés et non informatisés... qui peut-être changeront de banque.