Les crypto-fans n'osent pas se la poser parce que justement ils sont amoureux et que l'amour par définition est aveugle. Comme dans la vraie vie, lorsque notre partenaire nous déçoit (mais que nous sommes bleue de lui ou d'elle), on se trouve des excuses pour ne pas le quitter, pour rester avec lui ou elle malgré tout.

Pour le Bitcoin et les cryptomonnaies, les excuses au krach actuel (on parle d'une baisse de 65% sur le Bitcoin depuis le début de l'année ) sont toutes trouvées. L'une d'elles consiste à dire que si les cryptomonnaies boivent aujourd'hui la tasse, c'est la faute aux banques centrales qui ont mis trop de temps avant de remonter les taux d'intérêt. À cause de ce retard, l'inflation a trop augmenté. C'est marrant comme excuse, car tapez Google et vous verrez que justement ceux et celles qui nous ont vendu les Bitcoins et autres petits frères du même genre, nous ont dit exactement l'inverse il y a quelques mois ou quelques années. Ils nous ont expliqué que ces cryptomonnaies sont l'avenir, qu'elles nous protégeraient contre l'inflation et contre les dérives des banques centrales. Bref, que les cryptomonnaies, c'était "hype" et que les monnaies normales allaient bientôt appartenir au passé, dépassées qu'elles seront par ce nouveau monde qui s'offre à nous. Eh bien, j'ai hâte de voir mais on est encore loin.

Mieux encore, je lisais les propos d'un autre amoureux des cryptomonnaies qui disait qu'il faut relativiser la chute actuelle, qu'il faut garder son calme et qu'il faut regarder le long terme. C'est encore plus marrant, car c'est exactement le même argument qu'utilisent les gestionnaires de patrimoine classique lorsque des actions chutent plus que d'habitude et que le client panique. Il faut le rassurer avec le long terme. Le coup du long terme, c'est l'histoire des 3 petits cochons de notre enfance, ça nous permet de dormir plus vite. C'est drôle de voir que les amoureux de la monnaie du futur utilisent les mêmes arguments très fossilisés des banquiers d'aujourd'hui : positiver quand les marchés s'effondrent, c'est une tactique vieille comme le monde.

Mais attention, les crypto-évangélistes disent qu'ils sont différents, que leur monde à eux est fait de lait et de miel. Le "hic", c'est que quand les indices virent au rouge foncé, ils parlent comme les curés des siècles derniers. A savoir qu'il faut accepter son sort ici sur Terre pour des lendemains plus beaux là-haut dans les cieux. Eh oui, le paradis des boursiers, c'est le long terme.

Cameron Winklevoss, l'une des figures du monde des cryptomonnaies tentait de nous rassurer il n'y a pas si longtemps en nous disant que "les plus bas du Bitcoin cette année sont les plus hauts de 2017. Et donc, oui, il faut jouer les cryptos à long terme". Lla déclaration avait été faite avant samedi dernier, date à laquelle le Bitcoin est tombé à 17.600 dollars. On en revient à la question du début de ce texte : que vaut un Bitcoin ? Honte sur moi, je n'ai aucune réponse sérieuse à vous proposer.

Les crypto-fans n'osent pas se la poser parce que justement ils sont amoureux et que l'amour par définition est aveugle. Comme dans la vraie vie, lorsque notre partenaire nous déçoit (mais que nous sommes bleue de lui ou d'elle), on se trouve des excuses pour ne pas le quitter, pour rester avec lui ou elle malgré tout. Pour le Bitcoin et les cryptomonnaies, les excuses au krach actuel (on parle d'une baisse de 65% sur le Bitcoin depuis le début de l'année ) sont toutes trouvées. L'une d'elles consiste à dire que si les cryptomonnaies boivent aujourd'hui la tasse, c'est la faute aux banques centrales qui ont mis trop de temps avant de remonter les taux d'intérêt. À cause de ce retard, l'inflation a trop augmenté. C'est marrant comme excuse, car tapez Google et vous verrez que justement ceux et celles qui nous ont vendu les Bitcoins et autres petits frères du même genre, nous ont dit exactement l'inverse il y a quelques mois ou quelques années. Ils nous ont expliqué que ces cryptomonnaies sont l'avenir, qu'elles nous protégeraient contre l'inflation et contre les dérives des banques centrales. Bref, que les cryptomonnaies, c'était "hype" et que les monnaies normales allaient bientôt appartenir au passé, dépassées qu'elles seront par ce nouveau monde qui s'offre à nous. Eh bien, j'ai hâte de voir mais on est encore loin.Mieux encore, je lisais les propos d'un autre amoureux des cryptomonnaies qui disait qu'il faut relativiser la chute actuelle, qu'il faut garder son calme et qu'il faut regarder le long terme. C'est encore plus marrant, car c'est exactement le même argument qu'utilisent les gestionnaires de patrimoine classique lorsque des actions chutent plus que d'habitude et que le client panique. Il faut le rassurer avec le long terme. Le coup du long terme, c'est l'histoire des 3 petits cochons de notre enfance, ça nous permet de dormir plus vite. C'est drôle de voir que les amoureux de la monnaie du futur utilisent les mêmes arguments très fossilisés des banquiers d'aujourd'hui : positiver quand les marchés s'effondrent, c'est une tactique vieille comme le monde. Mais attention, les crypto-évangélistes disent qu'ils sont différents, que leur monde à eux est fait de lait et de miel. Le "hic", c'est que quand les indices virent au rouge foncé, ils parlent comme les curés des siècles derniers. A savoir qu'il faut accepter son sort ici sur Terre pour des lendemains plus beaux là-haut dans les cieux. Eh oui, le paradis des boursiers, c'est le long terme.Cameron Winklevoss, l'une des figures du monde des cryptomonnaies tentait de nous rassurer il n'y a pas si longtemps en nous disant que "les plus bas du Bitcoin cette année sont les plus hauts de 2017. Et donc, oui, il faut jouer les cryptos à long terme". Lla déclaration avait été faite avant samedi dernier, date à laquelle le Bitcoin est tombé à 17.600 dollars. On en revient à la question du début de ce texte : que vaut un Bitcoin ? Honte sur moi, je n'ai aucune réponse sérieuse à vous proposer.