Alfons Verplaetse, né à Zulte (Flandre occidentale) en 1930, était âgé de 90 ans.

Après des études de sciences commerciales et consulaires à la KU Leuven, il était entré dès 1953 à la Banque nationale de Belgique, "où il s'était rapidement distingué grâce à ses brillantes qualités d'économiste".

En 1982, il avait été détaché au cabinet du Premier ministre Wilfried Martens, au sein duquel il avait été l'un des architectes de la politique de redressement économique mise en oeuvre par le gouvernement Martens V. 1982, c'est l'année de la dévaluation (de 8,5%) du franc belge, une mesure drastique qui devait redonner un coup de fouet aux exportations et à l'ensemble de l'économie belge, alors moribonde.

En 1983, Fons Verplaetse devient chef de cabinet du Premier ministre Martens. Ce n'est que cinq ans plus tard qu'il retournera à la BNB, d'abord comme vice-gouverneur en 1988 avant d'être nommé gouverneur l'année suivante. Il le restera jusqu'en 1999.

Son mandat a été marqué par la liaison du franc belge au mark allemand, la relance de l'économie belge, les efforts budgétaires ("Plan social" en 1993 du Premier ministre Jean-Luc Dehaene) et préparatifs en vue d'une adhésion de la Belgique à l'Union monétaire européenne (UEM) et à l'euro. Son départ à la pension, à la fin du siècle précédent, coïncidera avec l'adhésion de la Belgique à l'euro. Fons Verplaetse est alors anobli et élevé au rang de vicomte.

Pensionné, l'homme était demeuré très actif, notamment comme conseiller de la Banque nationale du Congo. Il avait continué de suivre avec attention les évolutions économiques de notre pays et la politique monétaire. Quelques années avant son décès, il se rendait encore régulièrement à la Banque nationale pour y consulter quelques publications.

"Nous sommes reconnaissants au gouverneur honoraire Fons Verplaetse pour le rôle important qu'il a joué au sein de notre institution et dans l'histoire économique et monétaire de notre pays", a réagi le gouverneur actuel de la BNB, Pierre Wunsch. "Durant la période très difficile des années 1980 et 1990, il a contribué à façonner la reprise économique et la trajectoire qui allait nous mener à l'Union monétaire et plus tard à l'Eurosystème. En interne, il a préparé la Banque d'une main ferme au bouleversement majeur qu'a constitué la préparation à l'UEM."

Fons Verplaetse possédait une maison de campagne dans un petit village près de Bouillon à laquelle il est resté attaché et qui fut le théâtre discret des rencontres de Poupehan, réunissant dans le secret, tout au long des années 1980, les grandes figures du pilier chrétien flamand. C'est là, entre les méandres de la Semois, que furent décidées certaines grandes orientations de la politique économique belge et même de la politique (tout court) de notre pays.

Alfons Verplaetse, né à Zulte (Flandre occidentale) en 1930, était âgé de 90 ans. Après des études de sciences commerciales et consulaires à la KU Leuven, il était entré dès 1953 à la Banque nationale de Belgique, "où il s'était rapidement distingué grâce à ses brillantes qualités d'économiste". En 1982, il avait été détaché au cabinet du Premier ministre Wilfried Martens, au sein duquel il avait été l'un des architectes de la politique de redressement économique mise en oeuvre par le gouvernement Martens V. 1982, c'est l'année de la dévaluation (de 8,5%) du franc belge, une mesure drastique qui devait redonner un coup de fouet aux exportations et à l'ensemble de l'économie belge, alors moribonde. En 1983, Fons Verplaetse devient chef de cabinet du Premier ministre Martens. Ce n'est que cinq ans plus tard qu'il retournera à la BNB, d'abord comme vice-gouverneur en 1988 avant d'être nommé gouverneur l'année suivante. Il le restera jusqu'en 1999. Son mandat a été marqué par la liaison du franc belge au mark allemand, la relance de l'économie belge, les efforts budgétaires ("Plan social" en 1993 du Premier ministre Jean-Luc Dehaene) et préparatifs en vue d'une adhésion de la Belgique à l'Union monétaire européenne (UEM) et à l'euro. Son départ à la pension, à la fin du siècle précédent, coïncidera avec l'adhésion de la Belgique à l'euro. Fons Verplaetse est alors anobli et élevé au rang de vicomte. Pensionné, l'homme était demeuré très actif, notamment comme conseiller de la Banque nationale du Congo. Il avait continué de suivre avec attention les évolutions économiques de notre pays et la politique monétaire. Quelques années avant son décès, il se rendait encore régulièrement à la Banque nationale pour y consulter quelques publications. "Nous sommes reconnaissants au gouverneur honoraire Fons Verplaetse pour le rôle important qu'il a joué au sein de notre institution et dans l'histoire économique et monétaire de notre pays", a réagi le gouverneur actuel de la BNB, Pierre Wunsch. "Durant la période très difficile des années 1980 et 1990, il a contribué à façonner la reprise économique et la trajectoire qui allait nous mener à l'Union monétaire et plus tard à l'Eurosystème. En interne, il a préparé la Banque d'une main ferme au bouleversement majeur qu'a constitué la préparation à l'UEM." Fons Verplaetse possédait une maison de campagne dans un petit village près de Bouillon à laquelle il est resté attaché et qui fut le théâtre discret des rencontres de Poupehan, réunissant dans le secret, tout au long des années 1980, les grandes figures du pilier chrétien flamand. C'est là, entre les méandres de la Semois, que furent décidées certaines grandes orientations de la politique économique belge et même de la politique (tout court) de notre pays.