Il semble toutefois que payer ses factures ou augmenter ses dépenses ne soit pas la priorité des contribuables américains. Envestnet Yodlee a réalisé une étude basée sur les données de 2,5 millions d'Américains ayant reçu leur chèque du fisc à la mi-avril. Il en ressort que la priorité des Américains est l'épargne. Investir en Bourse arrive aussi dans les trois...

Il semble toutefois que payer ses factures ou augmenter ses dépenses ne soit pas la priorité des contribuables américains. Envestnet Yodlee a réalisé une étude basée sur les données de 2,5 millions d'Américains ayant reçu leur chèque du fisc à la mi-avril. Il en ressort que la priorité des Américains est l'épargne. Investir en Bourse arrive aussi dans les trois premières priorités avec une hausse spectaculaire de plus de 90% pour la classe moyenne gagnant entre 35.000 et 75.000 dollars par an. Ces contribuables ont reçu le chèque maximum de 1.200 dollars et étaient les plus enclins à choisir entre dépenser ou investir. Suivant les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis du mois d'avril, il semble en effet que les personnes avec un faible salaire ont été bien plus concernées par les pertes d'emploi, le salaire moyen ayant bondi de 7,9%. L'étude d'Envestnet Yodlee ne permet pas d'affirmer quelle part des 240 milliards de dollars distribués par le fisc américain a atterri en Bourse. Mais il semble que le montant ne soit pas négligeable et a pu contribuer à la hausse de Wall Street ces dernières semaines. Et cela pourrait ne pas être fini. Le Congrès américain discute en effet actuellement d'un deuxième chèque d'un montant identique. La politique monétaire et budgétaire soutient ainsi plus que jamais les marchés d'actions alors que la Fed s'inquiète des ratios de valorisation en Bourse. Ce qui n'est pas sans rappeler la célèbre exubérance irrationnelle d'Alan Greenspan. Cette expression de l'ancien président de la Fed annonçait l'explosion de la bulle technologique... trois ans plus tard. Preuve que les exagérations peuvent durer longtemps en Bourse, surtout quand elles sont alimentées par des capitaux frais.