Selon Erci Dor, professeur à l'IESEG de Lille, "la récession de cette année aggrave en effet encore le problème de rentabilité des banques européennes et accroît donc l'intérêt potentiel d'éventuels mariages bancaires".
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Selon Erci Dor, professeur à l'IESEG de Lille, "la récession de cette année aggrave en effet encore le problème de rentabilité des banques européennes et accroît donc l'intérêt potentiel d'éventuels mariages bancaires". Il ajoute dans une récente note sur le sujet que "la perspective de fusions transfrontalières s'est jusqu'à présent heurtée à plusieurs obstacles qui tiennent avant tout à l'incomplétude de l'union bancaire en Europe (absence de mutualisation des mécanismes d'assurance des dépôts, etc.)". "Mais, écrit-il, certains facteurs pourraient quand même jouer en faveur de fusions transfrontalières entre banques en Europe. D'une part, la nécessité de réduire les coûts s'est encore amplifiée. D'autre part, l'Union européenne va émettre massivement des obligations pour financer son plan de relance. Ces nouvelles obligations communes pourront être acquises par les banques comme par d'autres investisseurs. Les banques des pays de la périphérie de la zone euro pourraient ainsi remplacer progressivement une partie de leurs obligations publiques nationales par des titres émis par l'Union européenne. Ces banques seraient ainsi moins exposées à la dette souveraine risquée de leur pays et seraient alors plus attractives pour une fusion avec des banques étrangères."