Le prix de référence pour cette variété de pétrole a reculé de 6,53%, pour terminer à 99,91 dollars, tandis que le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en avril a lui cédé 6,37%, à 96,44 dollars. "Après avoir chuté de plus de 20% par rapport aux sommets de la semaine dernière, le pétrole brut est entré dans le territoire du marché baissier", a commenté Fawad Razaqzada, analyste chez ThinkMarkets. "C'est la Chine qui a eu le plus gros impact" sur les prix mardi, a fait valoir Stephen Schork analyste et auteur du Schork Report. La décision de la Chine d'ordonner le confinement de dizaines de millions de personnes pour contenir des foyers de Covid "suscite clairement des inquiétudes sur le marché quant à la demande." La Chine est, de très loin, le premier importateur mondial de pétrole, avec un peu plus de 10 millions de barils par jour.

"Le risque sur la demande chinoise est réel", a abondé, dans une note, Louise Dickson, analyste du cabinet Rystad Energy, qui a évoqué une baisse potentielle de la consommation d'un demi-million de barils par jour liée aux confinements. L'analyste prévient néanmoins que si, à court terme, un ralentissement de la demande chinoise est de nature à faire baisser les cours de l'or noir, elle pourrait, à plus long terme, aggraver les problèmes d'approvisionnement avec de nouvelles fermetures d'usines et générer davantage d'inflation. "La Chine a, par le passé, montré sa capacité à contenir rapidement la propagation (du virus), et l'impact sur la demande d'énergie ne s'est manifesté qu'à court terme", fait valoir Bart Melek, responsable de la stratégie matières premières chez TD Securities.

En attendant le rebond

Les cours de l'or noir ont aussi redescendu en réaction aux espoirs "que les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine puissent conduire à une désescalade du conflit", selon Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades. Une résolution du conflit en Ukraine "pourrait conduire à des sanctions moins sévères à l'encontre de la Russie et alléger les pressions sur l'offre", poursuit-il. La Russie est le deuxième exportateur de pétrole brut au monde. "Le marché était en surchauffe", selon Stephen Schork. "Il avait grimpé tellement vite qu'il était mûr pour un repli, une correction." Le 7 mars dernier, les cours avaient atteint un record depuis 2008, à 139,13 dollars pour le Brent et 130,50 pour le WTI.

Si les deux références de l'or noir ont dévissé depuis avec une décrue de la "prime de risque" sur l'approvisionnement représentée par la guerre en Ukraine, ils restent en hausse de plus de 46% sur un an. Selon M. Schork, après s'être replié de près de 22% en une semaine, le Brent, comme le WTI, approche d'une zone de résistance technique, entre 90 et 100 dollars, qui pourrait permettre un rebond. Autre facteur contribuant à la baisse mardi: la Russie a assuré avoir reçu de Washington la garantie que les sanctions la visant à cause de l'Ukraine ne concerneraient pas sa coopération avec Téhéran, semblant lever un obstacle à la relance de l'accord sur le nucléaire iranien. Une issue positive des négociations entraînerait la levée des sanctions contre l'Iran, membre fondateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). La participation au marché de l'Iran est fortement limitée depuis 2018 et le rétablissement des sanctions économiques américaines par l'administration de Donald Trump.

Un retour de l'Iran à pleine capacité d'exportation pourrait renverser l'état actuel de l'offre mondiale d'or noir. En 2020, le pays produisait près de 2 millions de barils par jour mais n'en exportait que 404.500, d'après le site de l'Opep.

Le prix de référence pour cette variété de pétrole a reculé de 6,53%, pour terminer à 99,91 dollars, tandis que le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en avril a lui cédé 6,37%, à 96,44 dollars. "Après avoir chuté de plus de 20% par rapport aux sommets de la semaine dernière, le pétrole brut est entré dans le territoire du marché baissier", a commenté Fawad Razaqzada, analyste chez ThinkMarkets. "C'est la Chine qui a eu le plus gros impact" sur les prix mardi, a fait valoir Stephen Schork analyste et auteur du Schork Report. La décision de la Chine d'ordonner le confinement de dizaines de millions de personnes pour contenir des foyers de Covid "suscite clairement des inquiétudes sur le marché quant à la demande." La Chine est, de très loin, le premier importateur mondial de pétrole, avec un peu plus de 10 millions de barils par jour."Le risque sur la demande chinoise est réel", a abondé, dans une note, Louise Dickson, analyste du cabinet Rystad Energy, qui a évoqué une baisse potentielle de la consommation d'un demi-million de barils par jour liée aux confinements. L'analyste prévient néanmoins que si, à court terme, un ralentissement de la demande chinoise est de nature à faire baisser les cours de l'or noir, elle pourrait, à plus long terme, aggraver les problèmes d'approvisionnement avec de nouvelles fermetures d'usines et générer davantage d'inflation. "La Chine a, par le passé, montré sa capacité à contenir rapidement la propagation (du virus), et l'impact sur la demande d'énergie ne s'est manifesté qu'à court terme", fait valoir Bart Melek, responsable de la stratégie matières premières chez TD Securities.Les cours de l'or noir ont aussi redescendu en réaction aux espoirs "que les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine puissent conduire à une désescalade du conflit", selon Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades. Une résolution du conflit en Ukraine "pourrait conduire à des sanctions moins sévères à l'encontre de la Russie et alléger les pressions sur l'offre", poursuit-il. La Russie est le deuxième exportateur de pétrole brut au monde. "Le marché était en surchauffe", selon Stephen Schork. "Il avait grimpé tellement vite qu'il était mûr pour un repli, une correction." Le 7 mars dernier, les cours avaient atteint un record depuis 2008, à 139,13 dollars pour le Brent et 130,50 pour le WTI.Si les deux références de l'or noir ont dévissé depuis avec une décrue de la "prime de risque" sur l'approvisionnement représentée par la guerre en Ukraine, ils restent en hausse de plus de 46% sur un an. Selon M. Schork, après s'être replié de près de 22% en une semaine, le Brent, comme le WTI, approche d'une zone de résistance technique, entre 90 et 100 dollars, qui pourrait permettre un rebond. Autre facteur contribuant à la baisse mardi: la Russie a assuré avoir reçu de Washington la garantie que les sanctions la visant à cause de l'Ukraine ne concerneraient pas sa coopération avec Téhéran, semblant lever un obstacle à la relance de l'accord sur le nucléaire iranien. Une issue positive des négociations entraînerait la levée des sanctions contre l'Iran, membre fondateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). La participation au marché de l'Iran est fortement limitée depuis 2018 et le rétablissement des sanctions économiques américaines par l'administration de Donald Trump.Un retour de l'Iran à pleine capacité d'exportation pourrait renverser l'état actuel de l'offre mondiale d'or noir. En 2020, le pays produisait près de 2 millions de barils par jour mais n'en exportait que 404.500, d'après le site de l'Opep.