Entre avril et septembre, SoftBank Group a dégagé un bénéfice net de 421,55 milliards de yens (3,5 milliards d'euros) mais a subi une perte d'exploitation de 15,5 milliards de yens (contre un gain de 1,420 milliards de yens un an plus tôt). Il s'agit de la première perte opérationnelle trimestrielle pour le groupe japonais en quatorze ans. Les déboires de WeWork et Uber l'ont en effet forcé à réviser la valeur comptable des actifs qu'il possède dans ces sociétés.

La perte d'exploitation s'est élevée à 704,4 milliards de yens, soit 5,8 milliards d'euros. Le fonds d'investissement Vision Fund a même enregistré une perte de 970,3 milliards de yens. L'amortissement de WeWork s'élève à 497,7 milliards de yens.

SoftBank avait déjà beaucoup investi dans WeWork l'année dernière mais, après l'annulation de son introduction en Bourse cette année, l'entreprise de bureaux partagés a presque fait faillite. Le groupe japonais a acquis la majorité de la société pour des milliards de dollars mais ses intérêts existants ont donc beaucoup moins de valeur.