"Il n'y a pas assez de financements dirigés dans le secteur vert", a déclaré Mme Lagarde lors d'une réunion de l'initiative financière de l'ONU pour l'environnement (UNEP FI).

Les investissements de cette nature n'ont représenté que "100 milliards d'euros l'an dernier", alors que 290 milliards d'euros seraient nécessaires chaque année, rien qu'en Europe, "pour concrétiser l'Accord de Paris (de 2017 sur le climat) et même faire mieux si nous le pouvons", a souligné la Française.

"Il nous manque donc deux tiers de ce qui est absolument nécessaire", a-t-elle martelé.

L'Europe "ne fait pas un mauvais travail à cet égard", a-t-elle nuancé, mais "une plus grande implication" est souhaitable pour corriger les "défaillances du marché dans le domaine de la finance verte".

"Est-ce à une banque centrale de faire cela? Non. Mais les législateurs, les régulateurs, ont un rôle à jouer", a affirmé Mme Lagarde.

Elle a salué à cet égard les efforts du Parlement européen qui a proposé en juillet d'établir une nomenclature permettant d'identifier les projets pouvant recevoir un label "vert". Cette initiative se heurte encore à des obstacles politiques.

Les investisseurs peinent parfois à discerner ce qui est favorable à l'environnement lors de levées d'argent sur le marché.

La BCE, qui rachète depuis 2015 des milliards d'euros d'obligations sur le marché pour soutenir l'économie, veut elle aussi participer à cette réflexion : le principe de "neutralité", qui consiste à ne privilégier aucun secteur par rapport à un autre dans la gestion des actifs de la banque, doit être interrogé, a-t-elle estimé.

La patronne de l'institution monétaire souhaite que le changement climatique ait une grande place dans la future stratégie de la politique monétaire de la BCE, un chantier lancé en début d'année et qui a été retardé pour cause de pandémie.

En septembre l'institution a décidé d'accepter à partir de janvier une nouvelle catégorie d'obligations durables en garantie des prêts accordés aux banques, illustrant sa volonté de verdir sa politique monétaire.

"Il n'y a pas assez de financements dirigés dans le secteur vert", a déclaré Mme Lagarde lors d'une réunion de l'initiative financière de l'ONU pour l'environnement (UNEP FI).Les investissements de cette nature n'ont représenté que "100 milliards d'euros l'an dernier", alors que 290 milliards d'euros seraient nécessaires chaque année, rien qu'en Europe, "pour concrétiser l'Accord de Paris (de 2017 sur le climat) et même faire mieux si nous le pouvons", a souligné la Française."Il nous manque donc deux tiers de ce qui est absolument nécessaire", a-t-elle martelé.L'Europe "ne fait pas un mauvais travail à cet égard", a-t-elle nuancé, mais "une plus grande implication" est souhaitable pour corriger les "défaillances du marché dans le domaine de la finance verte". "Est-ce à une banque centrale de faire cela? Non. Mais les législateurs, les régulateurs, ont un rôle à jouer", a affirmé Mme Lagarde.Elle a salué à cet égard les efforts du Parlement européen qui a proposé en juillet d'établir une nomenclature permettant d'identifier les projets pouvant recevoir un label "vert". Cette initiative se heurte encore à des obstacles politiques.Les investisseurs peinent parfois à discerner ce qui est favorable à l'environnement lors de levées d'argent sur le marché.La BCE, qui rachète depuis 2015 des milliards d'euros d'obligations sur le marché pour soutenir l'économie, veut elle aussi participer à cette réflexion : le principe de "neutralité", qui consiste à ne privilégier aucun secteur par rapport à un autre dans la gestion des actifs de la banque, doit être interrogé, a-t-elle estimé.La patronne de l'institution monétaire souhaite que le changement climatique ait une grande place dans la future stratégie de la politique monétaire de la BCE, un chantier lancé en début d'année et qui a été retardé pour cause de pandémie.En septembre l'institution a décidé d'accepter à partir de janvier une nouvelle catégorie d'obligations durables en garantie des prêts accordés aux banques, illustrant sa volonté de verdir sa politique monétaire.