Lors du troisième trimestre de cette année, la croissance des PIB avait retrouvé de la forme, une forme en V même. Seulement, "cette dernière pourrait se transformer en W si les mesures de distanciation actuelles devaient être renforcées encore davantage afin d'empêcher une détérioration supplémentaire de la situation sanitaire", déclare Guy Wagner, chief investment officer et administrateur-directeu...

Lors du troisième trimestre de cette année, la croissance des PIB avait retrouvé de la forme, une forme en V même. Seulement, "cette dernière pourrait se transformer en W si les mesures de distanciation actuelles devaient être renforcées encore davantage afin d'empêcher une détérioration supplémentaire de la situation sanitaire", déclare Guy Wagner, chief investment officer et administrateur-directeur de la société de gestion BLI - Banque de Luxembourg Investments.En effet, aux Etats-Unis, la croissance du PIB au troisième trimestre avait progressé de 33,1% en rythme annualisé par rapport au deuxième trimestre. Dans la zone euro aussi : le PIB a augmenté de 12,7% par rapport aux trois mois précédents.Selon Guy Wagner, il y a deux façons d'éviter une mauvaise reprise : trouver un vaccin ou continuer les aides d'Etat."Le vaccin permettrait à l'économie de reprendre sans crainte de nouveaux lockdowns. Les entreprises pourraient investir de nouveau avec moins de risques. Si on n'en trouve pas, on doit continuer avec les mesures d'aides. Aux USA, on favorisait les licenciements avec des chèques aux travailleurs. En Europe on a plutôt encouragé les entreprises à ne pas licencier et on a pris en charge au maximum les coûts de celles-ci", déclare-t-il. "Le problème c'est que ces programmes sont couteux et font augmenter la dette, donc ils ne sont pas viables à long terme", continue-t-il."Aux Etats-Unis, la consommation des ménages équivaut à environ 2/3 du PIB. Si ce moteur-là ne fonctionne pas, c'est difficile d'avoir une croissance robuste. En même temps on est dans un environnement où la situation économique est instable, la croissance des salaires aussi, donc difficile de consommer plus. Ce modèle de consommer toujours plus montre ses limites et risque de ne plus fonctionner" annonce Guy Wagner.Mais à quoi correspond le tiers restant ? Aux investissements des entreprises. Une des solutions serait donc peut-être de miser plus sur les entreprises selon le chief investment officer de BLI.