De plus en plus de voix s'élèvent pour que les enfants apprennent à gérer l'argent. Ce sont surtout les 50 ans et plus (60%) qui plaident pour l'enseignement de la gestion financière sur les bancs de l'école. Ce n'est pas un luxe superflu, ressort-il d'une enquête auprès de 1036 Belges, commanditée par Intrum Justitia.

Négligence

Seules 58% des personnes interrogées savent quelles factures elles reçoivent à la fin du mois et 73% trouvent qu'il est important de les payer à temps. Dans la catégorie 18-24 ans, ce chiffre descend à 65%. La majorité des jeunes indiquent ne pas le faire à temps par négligence et non parce qu'ils ne peuvent pas payer les factures. "Nous pouvons donc bel et bien parler d'un problème croissant lié à la culture de paiement chez les jeunes", pense Guy Colpaert, managing director d'Intrum Justitia Belgique.

C'est surtout le paiement des dettes en souffrance, de la garde des enfants et des amendes de roulage qui traînent le plus longtemps. Ces factures sont respectivement payées à temps dans 55%, 57% et 65% des cas. Les factures pour internet et la télévision sont celles que nous payons le plus à temps (79%).

Il apparaît en outre que les Belges ne voient pas leur situation financière et l'économie avec optimisme. Seuls 16% trouvent que l'économie dans notre pays s'améliorera et 22% supposent que leur situation financière personnelle s'améliorera.

"Il apparaît que les jeunes sont beaucoup trop peu formés à la gestion de l'argent de manière responsable. On ne peut malheureusement pas uniquement compter sur les parents pour cela. Nous espérons que les ministres de l'Enseignement en tiendront suffisamment compte pour l'établissement des nouveaux objectifs et que nos écoles enverront à l'avenir des jeunes gens soucieux de leur budget dans la société. Cela pourra éviter un grand nombre de situations pénibles", conclut Colpaert.

Autres chiffres

  • 30% des Belges craignent les factures dans leur boîte aux lettres
  • 13% laissent traîner des factures non ouvertes
  • 14% des répondants n'ont pas leur situation financière sous contrôle. Dans la catégorie 18-24 ans, ce chiffre atteint même 21%.
  • Plus de la moitié des Belges entre 35 et 49 ans (54%) se trouvent dans l'incapacité de payer leurs factures à temps. Chez les 50 ans et plus, c'est 49% et chez les 18-24 ans, 46%. Ces derniers font mieux que les 25-34 ans (48%).
De plus en plus de voix s'élèvent pour que les enfants apprennent à gérer l'argent. Ce sont surtout les 50 ans et plus (60%) qui plaident pour l'enseignement de la gestion financière sur les bancs de l'école. Ce n'est pas un luxe superflu, ressort-il d'une enquête auprès de 1036 Belges, commanditée par Intrum Justitia.Seules 58% des personnes interrogées savent quelles factures elles reçoivent à la fin du mois et 73% trouvent qu'il est important de les payer à temps. Dans la catégorie 18-24 ans, ce chiffre descend à 65%. La majorité des jeunes indiquent ne pas le faire à temps par négligence et non parce qu'ils ne peuvent pas payer les factures. "Nous pouvons donc bel et bien parler d'un problème croissant lié à la culture de paiement chez les jeunes", pense Guy Colpaert, managing director d'Intrum Justitia Belgique.C'est surtout le paiement des dettes en souffrance, de la garde des enfants et des amendes de roulage qui traînent le plus longtemps. Ces factures sont respectivement payées à temps dans 55%, 57% et 65% des cas. Les factures pour internet et la télévision sont celles que nous payons le plus à temps (79%).Il apparaît en outre que les Belges ne voient pas leur situation financière et l'économie avec optimisme. Seuls 16% trouvent que l'économie dans notre pays s'améliorera et 22% supposent que leur situation financière personnelle s'améliorera. "Il apparaît que les jeunes sont beaucoup trop peu formés à la gestion de l'argent de manière responsable. On ne peut malheureusement pas uniquement compter sur les parents pour cela. Nous espérons que les ministres de l'Enseignement en tiendront suffisamment compte pour l'établissement des nouveaux objectifs et que nos écoles enverront à l'avenir des jeunes gens soucieux de leur budget dans la société. Cela pourra éviter un grand nombre de situations pénibles", conclut Colpaert.