Après Revolut, c'est au tour d'une autre fintech européenne, TransferWise, de s'installer à Bruxelles. Spécialisée dans les transferts d'argent internationaux à bas prix, la " néobanque " (c'est-à-dire qui n'est pas adossée à une banque traditionnelle) a demandé une licence d'établissement de paiement à la Banque nationale de Belgique (BNB). Cette licence " vise à garantir la continuité du service fourni aux clients en cas de Brexit sans accord, nous précise la porte-parole Magali Van Bulck. Nous nous a...

Après Revolut, c'est au tour d'une autre fintech européenne, TransferWise, de s'installer à Bruxelles. Spécialisée dans les transferts d'argent internationaux à bas prix, la " néobanque " (c'est-à-dire qui n'est pas adossée à une banque traditionnelle) a demandé une licence d'établissement de paiement à la Banque nationale de Belgique (BNB). Cette licence " vise à garantir la continuité du service fourni aux clients en cas de Brexit sans accord, nous précise la porte-parole Magali Van Bulck. Nous nous attendons à ce que nos discussions avec la Banque nationale soient finalisées avant le Brexit . " Comme l'ont fait avant elle l'assureur britannique Lloyd's, l'australien QBE ou le géant américain Moneygram (également actif dans le transfert de fonds à l'étranger), TransferWise a donc aussi choisi Bruxelles comme porte d'entrée post-Brexit pour couvrir le marché européen. Mais au-delà de la position centrale de la capitale belge sur le continent, notre gendarme bancaire semble lui aussi avoir séduit le management de la " licorne " britannique. " La BNB nous a fait une très bonne impression grâce à sa connaissance du secteur des paiements et de la monnaie électronique et à son ouverture à l'innovation, tout en étant un superviseur très fort et fiable, souligne Kristo Käärmann, CEO et cofondateur de TransferWise, dans un communiqué. Nous souhaitons établir une relation tout aussi productive avec la BNB, tout comme nous l'avons aujourd'hui avec la FCA britannique ( le régulateur britannique, Ndlr). " Ceci n'empêchera toutefois pas la fintech d'origine estonienne de conserver son quartier général londonien, en plus de ses deux hubs régionaux de New York et Singapour. Quant à son implantation bruxelloise, ce sera son septième bureau local (après Tallinn, Budapest, Tcherkassy, Tokyo, Sydney et Tampa). Née en 2011, TransferWise connaît aujourd'hui une forte croissance. Elle compte désormais plus de 1.400 employés à travers le monde pour environ 4 millions de clients, lesquels utilisent la plateforme pour transférer plus de 3 milliards d'euros par mois. " Ce qui leur permet d'économiser plus de 1 milliard d'euros par an ou 3 millions d'euros par jour par rapport à la même transaction avec leur banque ", soutient Magali Van Bulck. Après l'anglaise Revolut, également en pleine expansion et qui propose une série de services bancaires à prix réduits (carte bancaire, compte en banque, retraits, virements), c'est donc l'avenir d'un autre succès international de la finance 3.0 qui passe aujourd'hui par Bruxelles.