La finance moderne a ses codes et son latin, pour ne pas dire son charabia spécifique. Disons-le simplement : une page folle, complètement aberrante de la finance va bientôt se tourner. Fin septembre, la banque centrale européenne va remonter ses taux de 0.50%. C'est ce que vient de déclarer Christine Lagarde, la présidente de la BCE. Pour l'instant le taux d'intérêt de la banque centrale est de - 0.50%. A partir de la fin septembre, ce taux ne sera donc plus négatif, mais à nouveau positif même s'il n'est qu'à 0% - 0%. C'est bizarre comme taux positif, mais c'était encore plus bizarre d'avoir des taux négatifs depuis l'année 2014. Car avoir des taux négatifs, comme nous les avons connus, ça revenait à payer pour placer son épargne et ça revenait à recevoir de l'argent pour emprunter. Un truc de dingue, de savant fou et avec lequel la bourse et les marchés financiers ont pourtant vécu depuis 2014.

Ce chapitre des taux d'intérêt négatif n'existera donc plus à partir de la fin septembre. A cette date-là, la finance renouera avec la logique de nos parents et grands-parents. Petite question au passage : pourquoi la banque centrale européenne est-elle pressée de remonter ses taux ? Réponse rapide et en principe évidente : mais parce que remonter les taux d'intérêt permet de lutter contre l'inflation. D'accord, sauf que l'inflation actuelle - regardez autour de vous - ne peut pas être combattue par la hausse des taux d'intérêt. En quoi une hausse des taux va refroidir la hausse du gaz ou du pétrole ou du blé. C'est un problème d'offre et pas de demande. Si une palette avec du mobilier de cuisine est bloquée à Shanghai à cause de la politique de zéro-covid chinoise, ça allonge les délais et augmente les prix. En quoi la remontée des taux d'intérêt de la banque centrale va-t-elle débloquer cette palette bloquée à Shanghaï ? Réponse : en rien.

La hausse des taux d'intérêt ne sert-elle donc à rien, sauf à me faire payer mon prêt hypothécaire plus cher ? Euh, pas tout à fait. Si la banque centrale remonte ses taux d'intérêt, c'est aussi pour rendre plus attractif l'euro. Comme les taux d'intérêt sont plus élevés en dollar qu'en euro, les investisseurs achetaient du dollar plutôt que de l'euro et donc l'euro était en baisse dangereuse. Ce n'est plus le cas depuis quelques jours grâce à la remontée des taux d'intérêt en Europe. L'euro a retrouvé des couleurs face au billet vert.

En fait, Christine Lagarde en remontant les taux d'intérêt en zone euro renforce le cours de l'euro et donc, automatiquement, elle va faire baisser le coût de nos importations. Indirectement, via le cours de l'euro, Christine Lagarde va donc faire baisser un peu l'inflation. C'est subtil comme démarche, mais c'est très utile pour le pouvoir d'achat des Européens. On dit quoi à la présidente de la BCE ? On dit : Merci Christine !

La finance moderne a ses codes et son latin, pour ne pas dire son charabia spécifique. Disons-le simplement : une page folle, complètement aberrante de la finance va bientôt se tourner. Fin septembre, la banque centrale européenne va remonter ses taux de 0.50%. C'est ce que vient de déclarer Christine Lagarde, la présidente de la BCE. Pour l'instant le taux d'intérêt de la banque centrale est de - 0.50%. A partir de la fin septembre, ce taux ne sera donc plus négatif, mais à nouveau positif même s'il n'est qu'à 0% - 0%. C'est bizarre comme taux positif, mais c'était encore plus bizarre d'avoir des taux négatifs depuis l'année 2014. Car avoir des taux négatifs, comme nous les avons connus, ça revenait à payer pour placer son épargne et ça revenait à recevoir de l'argent pour emprunter. Un truc de dingue, de savant fou et avec lequel la bourse et les marchés financiers ont pourtant vécu depuis 2014.Ce chapitre des taux d'intérêt négatif n'existera donc plus à partir de la fin septembre. A cette date-là, la finance renouera avec la logique de nos parents et grands-parents. Petite question au passage : pourquoi la banque centrale européenne est-elle pressée de remonter ses taux ? Réponse rapide et en principe évidente : mais parce que remonter les taux d'intérêt permet de lutter contre l'inflation. D'accord, sauf que l'inflation actuelle - regardez autour de vous - ne peut pas être combattue par la hausse des taux d'intérêt. En quoi une hausse des taux va refroidir la hausse du gaz ou du pétrole ou du blé. C'est un problème d'offre et pas de demande. Si une palette avec du mobilier de cuisine est bloquée à Shanghai à cause de la politique de zéro-covid chinoise, ça allonge les délais et augmente les prix. En quoi la remontée des taux d'intérêt de la banque centrale va-t-elle débloquer cette palette bloquée à Shanghaï ? Réponse : en rien. La hausse des taux d'intérêt ne sert-elle donc à rien, sauf à me faire payer mon prêt hypothécaire plus cher ? Euh, pas tout à fait. Si la banque centrale remonte ses taux d'intérêt, c'est aussi pour rendre plus attractif l'euro. Comme les taux d'intérêt sont plus élevés en dollar qu'en euro, les investisseurs achetaient du dollar plutôt que de l'euro et donc l'euro était en baisse dangereuse. Ce n'est plus le cas depuis quelques jours grâce à la remontée des taux d'intérêt en Europe. L'euro a retrouvé des couleurs face au billet vert. En fait, Christine Lagarde en remontant les taux d'intérêt en zone euro renforce le cours de l'euro et donc, automatiquement, elle va faire baisser le coût de nos importations. Indirectement, via le cours de l'euro, Christine Lagarde va donc faire baisser un peu l'inflation. C'est subtil comme démarche, mais c'est très utile pour le pouvoir d'achat des Européens. On dit quoi à la présidente de la BCE ? On dit : Merci Christine !